Milena

Textes

Image9« Milena » est une histoire basée sur des faits réels, vécus par un ami Facebook.
Il m’avait envoyé un résumé que j’ai enrichi de plusieurs éléments « à la sauce d’Auxane d’Aumale »

Je suis Milena, une jeune femme de 26 ans, originaire de Podgorica, la capitale du Monténégro.

On me dit plutôt jolie. C’est sans doute vrai, à voir le nombre de personnes qui me regardent avec insistance lorsque je les croise ou quand je me trouve à leur proximité.
Est-ce ma façon d’être, ou peut-être une sorte de sympathie qui se dégage de moi, mais après m’avoir fixée intensément, ils m’adressent le plus souvent la parole, et engagent la conversation.
Aussi bien les hommes que les femmes.
Chacun à sa façon me dit combien je suis agréable à regarder, avec ma longue chevelure auburn qui encadre mon visage rond et naturel, mes beaux grands yeux un peu candides et ma jolie bouche gourmande mais sans excès.
Mon corps est bien proportionné. Un savant mélange de tonicité sportive et de courbes féminines.
Je prends soin de moi, je m’habille de façon élégante, dans la limite de mes moyens financiers et sans fioriture excessive.
J’aurais pu vivre une vie normale comme toutes les filles de mon âge.
Pourtant, ces huit dernières années, ma vie n’a rien eu d’un long fleuve tranquille.
Voici mon histoire.

Je nais un 14 février, jour de la Saint Valentin, symbole de tout l’amour que me portent mes parents. Ils forment un couple uni et harmonieux, courageux et travailleur.
J’ai une enfance teintée de bonheur, et puisque je suis fille unique, je profite pleinement de toute l’attention de mes parents.
Petite fille, je suis plutôt calme, timide et introvertie.
A la puberté, sans trop me poser de questions sur ce qui m’arrive, je me découvre érotomane. Mon ventre est parcouru de dizaines de papillons en permanence, avec une envie continue et irrésistible de me caresser, de me masturber. Tout et n’importe quoi est prétexte à me donner de voluptueuses sensations.
Au début, j’utilise mes doigts pour me faire du bien. Après des caresses superficielles et légères, mon besoin de bien-être en demande plus, et ma main se concentre sur des sollicitations diverses et rapides de mon clitoris. Inévitablement, ces massages ciblés m’amènent à mon premier orgasme profond. Toujours en recherche de plus de sensations, et sans pour autant délaisser mon clitoris, mes doigts s’orientent vers la pénétration de mon sexe, d’abord superficielle, puis de plus en plus profonde.
Dans sa grande bonté, mon corps m’offre dans la foulée de nouveaux jouets pour mes plaisirs : le développement de ma poitrine me fait comprendre que mes tétons sensibles sont aussi érogènes. Pour jouir pleinement de tous mes « jouets », je trouve le moyen d’exciter mes tétons tout en libérant mes mains pour vaquer plus bas sur mon corps : je me caresse les tétons en début de « séance », et dès qu’ils sont à point, j’accroche dessus deux fines épingles à cheveux de ma mère. Ces épingles, loin de me massacrer les tétons, maintiennent une tension légère mais permanente, qui les laissent érigés et presque obscènes.
Curieusement, mes pensées ne produisent pas le moindre fantasme. Mes plaisirs, mes jouissances et mes orgasmes sont uniquement provoqués par les caresses physiques dont je gratifie mon corps.
Ensuite, j’essaie des objets divers, allant du classique manche de brosse à cheveux, en passant par la poignée d’une corde à sauter, mais aussi des outils de mon bricoleur de père : manche de marteau, de tournevis, tuyaux souples de diamètres divers, et même un pied de table basse en bois tourné.
Cet accessoire est à l’origine d’une très forte émotion. Dans le calme somnolent d’une nuit, dans mon lit, je suis occupée à me pénétrer avec ce bout de bois ambitieux tant dans sa longueur que dans son diamètre. Heureusement, l’extrémité arrondie m’évite de me blesser. Est-ce l’excitation qui me donne l’impression que le barreau de bois s’enfonce plus profondément dans mon ventre, ou est-ce moi qui le pousse plus loin ? En complément, ma main sollicite mon clitoris. Et comme toujours, l’orgasme vient. J’ai tout juste le temps d’enfourner un coin d’oreiller en bouche pour y crier toute l’intensité de mon orgasme sans ameuter mes parents. En récupérant de cette vague déferlante dans l’obscurité de la nuit, je sens que mon entrejambe est plus humidifié que d’ordinaire. Intriguée, j’allume ma lampe de chevet, et je soulève mon drap pour constater avec effroi des tâches de sang qui parsèment mon drap de dessous. Je comprendrai plus tard que j’ai perdu ma virginité en faisant l’amour avec un pied de table. Le lendemain matin, je change rapidement et discrètement ma literie afin de ne pas alarmer mes parents sur les événements étranges et quotidiens qui surviennent sous mes couvertures. Finalement plus de peur que de mal : après une abstinence inquiète de deux jours, je peux reprendre de plus belle mes plaisirs solitaires.
Pendant toute ma jeunesse, je n’ai qu’une seule amie : Sonja, avec qui je partage mon banc de classe pendant toute ma scolarité.
Sonja m’accompagne régulièrement à la maison après les cours, et nous faisons ensemble nos devoirs et leçons. Je dois gérer la présence de Sonja en fonction de mes envies sexuelles qui se rappellent régulièrement à moi. Je trouve n’importe quel prétexte pour m’absenter et m’enfermer aux toilettes ou à la salle de bains et me caresser en me pénétrant avec l’un ou l’autre objet.
Les années passent, et les habitudes demeurent.
En Terminale, en fin d’année scolaire, Sonja vient tous les jours à la maison et ensemble nous révisons nos cours en vue de l’épreuve du Bac.
C’est à cette occasion que mon monde va basculer en une seconde. Pendant notre week-end de révision finale, mes parents décident de partir pour la journée à la mer afin de nous laisser étudier dans un calme optimal.
Sonja et moi relisons une dernière fois tous nos cours, en nous posant mutuellement des questions chaque fois qu’un doute ou une incompréhension se manifeste.
En fin d’après-midi, vers 17h30, la sonnette de la porte d’entrée retentit dans la maison. Intriguée par cette visite imprévue je descends les escaliers quatre à quatre, j’ouvre la porte d’entrée, et je me retrouve face à un homme gigantesque, baraqué et en uniforme. Fort impressionnée et un peu apeurée par cette montagne de muscles qui pourrait pulvériser mon petit corps d’un simple souffle, l’immense policier me demande :
— Milena Kruscic ?
— …Oui….
— Vous êtes Milena Kruscic, fille de Viktor et Aleksandra Kruscic ?
— …Oui…
— Il va falloir être courageuse mon petit…
— Quoi ? Comment ?
— Vos parents ont eu un accident ce midi…
— Mon Dieu….Et comment vont-ils ? Bien, j’espère ?
— J’ai bien peur qu’il n’y ait plus d’espoir…Ils sont décédés…Je suis désolé !
Je reste interdite. Transformée en statue de marbre. Mon sang descend au bout de mes orteils. L’image du policier vacille. Je crie de toutes mes forces. Je tombe à terre, en hurlant, en sanglotant. En reprenant ma respiration entre deux cris, j’ai encore l’infime espoir que je vais me réveiller, que je fais un mauvais rêve, mais non…
La montagne de muscles s’accroupit pour me prendre la main, dans un élan modéré de générosité. C’est à peine si j’entends du bruit dans l’escalier. Sonja accourt, effrayée par les cris inhumains qu’elle vient d’entendre. Je suis à terre hébétée. J’entends vaguement Sonja échanger quelques mots avec le policier pour s’informer de ce qui se passe. Pour moi, c’est la confirmation de la réalité que je n’ai pas voulu comprendre. Sonja me serre dans ses bras. Je suis inanimée. Je n’existe plus. Une vraie poupée de chiffon. Les larmes coulent à flots. Mon regard se brouille.
Tout mon petit monde bascule aujourd’hui.
Pendant les jours et les semaines qui suivent, Sonja me soutient et me réconforte. Du mieux qu’elle le peut. Elle veille à me faire manger, dormir, parler pour essayer de me faire supporter l’immense souffrance que j’éprouve. Elle va jusqu’à organiser seule les obsèques, la paperasse, tous ces aspects qui viennent s’ajouter à la peine éprouvée et semblent insurmontables.
A force de patience et de réconfort, elle me ramène petit à petit sur le chemin de la vie qui me semble si insipide aujourd’hui.
Pendant ces semaines, ni l’idée ni l’envie de me caresser ne me viennent.
Sonja et moi, nous discutons un peu, de temps en temps, et l’évidence s’impose : puisque je suis seule maintenant dans la maison familiale, elle va s’y installer avec moi. Je resterai dans ma chambre, et elle dormira sur le sofa dans le living. Je lui propose de prendre la chambre de mes parents, mais cette seule idée me fait à nouveau ruisseler de larmes.
Elle est très douce avec moi. Prévenante. Parfois un peu plus ferme, dans le seul but de me faire réagir et reprendre courage.
Je fais régulièrement des cauchemars la nuit. Pour éviter ça, nous décidons de dormir ensemble dorénavant.
Lors d’une nuit difficile où la mélancolie prend à nouveau le dessus et m’empêche de dormir, elle me prend dans ses bras et me donne plein de bisous tous doux.
Et de fil en aiguille, cette nuit-là, elle me caresse la joue, puis les bras, puis la taille, puis mes seins, puis mon ventre, puis mon sexe, et au bout du compte, elle me fait jouir.
Voyant que cela provoque en moi une sorte d’électrochoc au cours duquel elle retrouve brièvement la Milena qu’elle connaissait auparavant, elle persiste dans cette direction, et ne passe pas une soirée sans m’apaiser grâce à ses initiatives sexuelles.Image12
Progressivement, notre relation évolue vers de l’amour. Sonja et moi pourrions être perçues comme un couple de lesbiennes. Mais je m’en fous. Je m’accroche à elle et à son amour généreux. De toute façon, je n’ai rien d’autre dans ma vie.
Nous formons un couple harmonieux, elle me donne l’amour que j’ai perdu quand mes parents ont disparu.
Les mois passent, et à force de caresses et de joutes sexuelles, nous nous découvrons un fort penchant commun pour le sexe.
Nous assumons, nous nous faisons à présent plaisir mutuellement, et dans la foulée, nous commençons une collection de jouets sexuels que nous nous amusons à sélectionner ensemble et à commander sur internet.
Surtout des godemichets.
De toutes tailles et de tous types.
Nos ébats sexuels sont prétextes à les essayer mutuellement. A l’infini.
Et lorsque l’envie d’autre chose nous vient, on se dirige vers le frigo pour en revenir avec des légumes, des glaçons ou de la crème fraîche en bombe pour varier nos plaisirs sexuels.
Un jour, Sonja, encore plus inspirée que les autres jours, me déshabille complètement dans le living, et m’emmène dans la cuisine. Là elle me fait m’allonger toute nue sur la table de la cuisine, ouvre le frigo, y furète et revient vers moi, avec deux carottes de belles dimensions. Elle m’embrasse d’abord amoureusement, puis elle enfonce une carotte dans ma bouche et m’ordonne un peu sèchement de la sucer. Sans chercher à comprendre, je fais ce qu’elle me demande. Après quelques instants, elle retire la carotte de ma bouche, et après m’avoir écarté les cuisses, elle la présente à l’entrée de mon sexe, et l’y enfonce de façon autoritaire, presque violente. A la fois saisie et sensitive à cette pénétration imposée, j’ouvre la bouche pour pousser un gros gémissement. Sonja en profite pour introduire la deuxième carotte dans ma bouche, et me dit de la sucer comme la première. De sa main libre, elle agite la carotte qui pénètre mon sexe. La raideur du légume combinée à ses mouvements dans mon cocon d’amour y déclenche immédiatement des flots de cyprine. Lorsqu’elle pense que j’ai suffisamment humecté la deuxième carotte, elle la retire da ma bouche, et l’enfonce dans la sienne en poussant un « Mmmmmmh ! » lascif. Puis elle la retire de sa bouche, la présente entre mes petites fesses et empale mon petit orifice aussi autoritairement que la première. Déjà un peu aguerrie au délice anal, je pousse un grand gémissement de plaisir. Sonja manœuvre les deux carottes dans mon ventre et me fait rapidement haleter de plaisir. Puis elle m’oblige à agiter moi-même les deux godes improvisés. Trouvant le tableau sans doute incomplet, elle retourne au frigo, et en revient armée d’un concombre impressionnant qui me fait un peu peur. Mais mes mains continuent de mouvoir les carottes en moi, et me font progresser sur la route d’un bel orgasme annoncé. Elle prend dans un tiroir de cuisine un couteau et coupe le concombre en deux, le réduisant ainsi à la moitié de sa longueur. Elle vient vers moi avec ce demi-concombre. Je panique un peu, mais elle me fait ouvrir la bouche et y introduit la partie fraichement coupée du concombre. Je me retrouve donc farcie avec deux carottes, et la bouche fourrée avec ce gros concombre, qui en dépasse de plus de 20 centimètres. Sonja me dit de ne pas bouger et retourne au frigo pour en revenir avec une bombe de crème fraîche.
Elle en retire le capuchon, et commence à étaler de la crème fraîche sur toute la longueur du concombre qui dépasse de ma bouche. Ensuite elle repose la bombe, et toujours interdite d’autre mouvement que celui de mes mains remuant les carottes, je crois voir du coin de l’œil qu’elle se déshabille complètement. Elle s’approche de ma tête et monte sur la table où je gis immobile. Elle positionne ses pieds de part et d’autre de mon visage et s’accroupit, plaçant son sexe effectivement nu au sommet du concombre-crème fraîche, puis le fait descendre pour s’y empaler. Elle pousse un cri guttural lorsque ses lèvres sexuelles se soudent à celles de ma bouche. Puis elle monte et descend sur ce godemichet improvisé, me barbouillant au passage le visage d’un mélange de crème fraîche et de son miel dont je reconnais et apprécie la saveur. Entre temps, elle reprend le contrôle des carottes qui me pénètrent. Et à force d’agiter son sexe sur le concombre et les carottes dans mon ventre, elle déclenche nos orgasmes. Lorsque nous reprenons nos esprits, elle se débranche du concombre, le retire de ma bouche, descend de la table, et vient m’embrasser à pleine bouche, en me léchant régulièrement le visage, pour déposer entre mes lèvres ce qu’elle récupère de crème fraîche et de sa cyprine.
Le chapelet de mes orgasmes me distrait au fur et à mesure de ma détresse et me redonne goût à une vie presque normale. Certes orientée vers le sexe, mais sinon normale.
Pendant nos soirées « Télé », Sonja prend aussi un malin plaisir à m’imposer un autre de ses passe-temps favoris. Affalée nue à mes côtés, devant la télé, elle boit du Cava à même le goulot de la bouteille. Régulièrement elle relâche la pression de ses lèvres sur le goulot, répandant sur son corps le liquide à bulles qui coule sur sa poitrine, son ventre, son nombril et son sexe. Une fois bien enduite de bulles, elle attrape mes cheveux, et les tire à elle, m’obligeant à lécher tout le liquide répandu sur son corps. Elle insiste pour que j’aspire les dernières gouttes logées entre les lèvres de sa grotte d’amour. Il n’est pas rare que je rate la fin d’un film ou d’une série, agenouillée entre les cuisses de Sonja, mon visage pressé par sa main impérieuse sur son sexe pour le laper jusqu’à ce qu’elle jouisse bruyamment, tandis que je me doigte comme une forcenée.
Nos diplômes de Terminale du lycée en main, nous continuons nos études, chacune de son côté. Nous habitons toujours chez moi, dans la maison héritée de mes parents.
Je décroche un diplôme de BTS Assistante de Manager et je signe rapidement un superbe contrat de travail comme assistante de direction auprès du Gouvernement Monténégrin. Rien de moins !
Sonja se tâte dans l’artistique, sans grand succès.
Elle s’entoure d’une bande de copains et copines « underground » un peu bizarres, que je ne tarde pas à considérer comme des losers éternels.
Je ne m’en rends pas vraiment compte mais nos vies professionnelles et nos relations différentes creusent un sillon entre nous deux.
Petit à petit, ça va déraper, et le sillon va progressivement devenir un fossé.
Lors d’une soirée chez des copains de Sonja, l’alcool coule à flots et nous sommes toutes les deux un peu ivres.
En revenant des toilettes, Sonja a trouvé dans le hall le collier et la laisse du chien de la maison.
En riant à gorge déployée, elle me passe le collier de chien au cou, et passe le reste de la soirée à me tenir en laisse. Nous en rigolons comme des folles.Image1
Je ne comprendrai que beaucoup plus tard que cette plaisanterie anodine est le premier pas vers notre égarement définitif.
Cette nuit-là, aidées un peu par l’alcool, nous faisons l’amour plusieurs fois dès le moment où nous passons la porte d’entrée de la maison. Ca commence au beau milieu de l’escalier vers notre chambre, où elle nous déshabille toutes les deux. En me tenant étroitement par le collier, Sonja m’oblige d’abord à lécher sa petite culotte, puis à lui faire un cunnilingus. Au cours de la nuit, elle jouit de nombreuses fois et plus intensément que d’habitude, me semble-t-il.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, elle m’avoue que de m’avoir tenue en laisse toute la soirée l’avait vraiment impressionnée et profondément excitée. Elle ressentait l’étrange sensation de prendre le pouvoir sur ma personne. Au point de détremper sa petite culotte. Ce que j’ai pu constater en pleine ascension de l’escalier…
A la soirée suivante chez ses copains, pour lui faire plaisir, je mets spontanément un collier et une laisse de chien que j’ai achetés le jour-même. Ce jour-là, je discerne dans son regard un éclat que je ne lui connais pas.
Dès notre arrivée, elle pose majestueusement en me tenant en laisse, fière comme si j’étais le plus exclusif des chiens de race.
En cours de soirée, elle sort de son sac une paire de ciseaux et commence à couper grossièrement dans ma robe, enlevant des pans de tissu pour faire apparaître à la vue de tous mes seins et mes fesses. Dans la foulée, elle découpe et enlève mon soutien-gorge et mon string. Plus tard, sans aucune gêne, elle commence à ostensiblement draguer d’autres filles, en me tenant toujours en laisse.
A la fin de la soirée, nous rentrons chez nous en taxi ; moi, toujours en collier et laisse, les seins nus et les fesses à l’air. Le chauffeur de taxi n’arrête pas de me mater dans le rétroviseur.
Le lendemain, j’ai une réunion importante au bureau, et j’ai beaucoup de mal à camoufler la marque rouge laissée par le collier que Sonja avait serré très fort pendant la soirée.
A la maison, ce n’est pas vraiment mieux. Pendant qu’elle regarde la télé, affalée nue dans le sofa, Sonja ne se lasse pas de m’obliger à la lécher, à genoux entre ses cuisses écartées. Pendant qu’elle continue à regarder le film, elle me dirige distraitement la tête en tenant mes cheveux fermement agrippés dans ses mains.
Dans la chambre, le miroir sur pied qui trône face à notre grand lit est un autre prétexte à m’humilier : elle m’oblige à m’accrocher au miroir et à m’y regarder pendant qu’elle se harnache la taille d’un harnais, puis glisse dans l’anneau prévu le plus imposant de nos godemichets pour me prendre debout en levrette. Ma seule perspective est le reflet dans le miroir de mon visage, ou de ce qu’il en reste : mon expression défaite est un mélange de jouissance, de douleur et de déchéance.
La fois suivante, elle flirte avec une autre fille, me tenant toujours en laisse. Elle ramène celle-ci à la maison. Et elles font l’amour dans notre lit. Sonja m’oblige à les regarder faire, moi nue, en laisse et à genoux à côté du lit. Elle pousse le vice jusqu’à garder la laisse en main, n’hésitant pas à tirer rudement chaque fois que l’autre fille lui fait ressentir un quelconque délice. Les regarder m’excite, et je commence à me caresser. Sonja se lève, me gifle, et m’interdit de me toucher. Pour joindre le geste à la parole, elle m’attache les mains retournées dans le haut du dos avec un foulard m’encerclant aussi le cou, prenant visiblement plaisir à nouer le tout très serré, m’étranglant à moitié. J’assiste à la suite de leurs ébats sexuels sans possibilité de me caresser la moindre partie de mon corps. Dans sa grande bonté, Sonja m’oblige, toujours attachée, à lécher leurs deux sexes. Mon visage entier est couvert de leurs sucs sexuels. Je me sens profondément humiliée. Et ça commence vraiment à me déplaire.
Puis un jour, Sonja invite ses copains à la maison. Elle exige que je sois toute nue pour les recevoir. Je refuse. Elle me gifle. Elle me frappe. Puis elle relève ma robe, arrache mon string et prend une large ceinture en cuir avec laquelle elle me fouette les fesses, violemment, y laissant de grosses marques rouges.
Finalement, pour épargner mes fesses, j’accepte de recevoir nue ses invités. Bizarrement, il n’y a que des filles. Une dizaine. Le dîner se passe relativement bien, seulement émaillé par des baisers profonds échangés par Sonja avec plusieurs filles.
Je comprendrai, mais trop tard, que chacune des invitées est une amante de Sonja.

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Après avoir débarrassé, Sonja m’ordonne de monter sur la table et de me placer à quatre pattes au milieu de celle-ci. Elle me bande les yeux avec un long foulard. Puis elle pousse mes épaules vers le bas. Je suis désormais en position de levrette, les fesses en l’air, encore rouges de la correction de l’après-midi.
Puis Sonja annonce qu’elle offre mon corps à toutes les invitées. Elles peuvent disposer de moi comme elles le veulent et autant de fois qu’elles le désirent. Sonja, afin de stimuler l’imagination des filles pose sur la table, à côté de mon corps désormais tremblant, la grande caisse en bois contenant tous nos jouets sexuels. Toutes les filles présentes défilent, à tour de rôle, soit assise sur la table face à mon visage, m’agrippant les cheveux pour que je leur lèche le sexe, soit à genoux derrière moi, à me travailler chacun des orifices, souvent les deux en même temps, à grands renforts de jouets divers. Certaines, après m’avoir prise en levrette avec un gode-ceinture, présentent le gode à ma bouche, exigeant que je lèche ma propre cyprine. Les filles qui attendent leurs tours me pelotent les seins ou fessent mon petit cul martyrisé.
Je n’ai aucune idée du nombre d’orgasmes que ma langue a provoqué, ni du nombre de fois que j’ai moi-même joui, soumise à ces pénétrations de mes orifices.
Je suis prise plusieurs dizaines de fois au total, avant de m’effondrer épuisée et en sanglots sur la table. Les invitées s’en vont. Pour moi, cette fois-ci, les choses ont été définitivement trop loin.
Je dois bien me rendre à l’évidence : insensiblement, Sonja m’a entraînée dans ses délires, avec comme objectif de me traiter comme son esclave sexuelle.
En huit ans, j’ai tout connu avec Sonja : de l’amour harmonieux à la plus humiliante des perversités.
Heureusement, dès le lundi suivant, pour le boulot, je dois accompagner un groupe de politiciens monténégrins à Genève pour une réunion de trois jours avec plusieurs délégations européennes. Ce break me permettra de prendre du recul par rapport à l’enfer que je vis à présent au quotidien avec Sonja.
L’avion se pose pile à l’heure prévue à l’aéroport de Genève-Cointrin. Le temps de passer la Douane, je trouve un taxi qui me conduit à l’Hôtel Mon Repos, le long du Lac Léman.
Ma chambre est sympathique, sans être le grand luxe. Quoique, tout est luxueux en comparaison de ce que je subis actuellement avec Sonja. Il y a un lit relativement grand. La décoration, dans les tons de blanc, gris anthracite et rouge, donne une atmosphère chic et classe. La touche de rouge apporte de la sensualité. En tout cas, c’est comme ça que je le ressens. La salle de bains est correcte, avec une cabine douche que je n’ai pas le temps d’essayer tout de suite, puisque je dois rejoindre la salle de réunion d’ici à 10 minutes.
Des réunions sont programmées avec des délégations française, suisse et belge. Lorsque j’arrive à la salle, une vingtaine de personnes sont assises autour de la table. Les réunions sont de longues discussions. Mais très vite, je remarque qu’un homme de la délégation belge me fixe régulièrement. Il est assis presque en face de moi. Il doit avoir au bas mot 20 ans de plus que moi. Son regard est en même temps intense et bienveillant. Nous échangeons de nombreux regards au cours des réunions pendant ces trois jours. Parfois il arbore un imperceptible sourire. C’est très étrange. Nous n’avons aucun contact pendant les pauses. J’ai beau me montrer disponible, il se contente de me regarder intensément en restant à distance.
Ce n’est qu’à la fin de ces trois jours qu’il m’aborde au moment de quitter l’hôtel pour échanger nos coordonnées. C’est là que j’ai appris qu’il s’appelle James.
Il est déjà temps de retourner chez moi. Je prends l’avion. A contrecœur.
Je suis triste et fâchée de ne pas avoir détecté plus tôt l’évolution de Sonja. D’amante douce et amoureuse elle est devenue une perverse narcissique.
Le temps du vol suffit à me confirmer que ma décision est prise. Dès que j’arrive à la maison, j’annonce à Sonja que tout est fini entre nous et qu’elle a trois jours pour faire ses valises et quitter aussi bien ma maison que ma vie.
Sonja est d’abord incrédule, puis elle semble un peu triste, mais elle se ressaisit vite, se fâche et finit par m’agripper les cheveux pour les tirer violemment et me crier au visage : « Très bien ! Tu ne veux plus de moi ? Tu veux que je quitte ta vie ? Eh bien, bon débarras, petite salope ! Je te donne deux semaines pour que tu me supplies de revenir dans ta vie ! Tu viendras me manger dans la main, et je te traiterai comme la petite traînée que tu es devenue, mais en bien pire que ces dernières semaines ! »
Moment difficile.
Sonja est partie.
Les jours suivants, pendant la journée, j’essaie de me consacrer à mon boulot, pour me changer les idées, mais sans grand succès. Et le soir, je me sens si seule dans le silence de ma maison vide.
Mon amour du sexe toujours bien présent et l’absence des ébats quotidiens avec Sonja me poussent à passer des soirées entières à regarder des films pornos sur mon pc portable, en me caressant et en me faisant jouir.
Un peu par hasard, je tombe à ce moment-là sur la carte de visite de James.
Sans trop y croire, je lui écris un e-mail, « me rappelant à son bon souvenir » et toutes sortes de formules polies et vides. Puis je clique sur « Envoyer »
Deux jours plus tard, je reçois une réponse de James.
Son texte est vraiment charmant. De toute évidence, il s’agit de quelqu’un de bien élevé, avec un bon niveau d’éducation, mais surtout d’une gentillesse bienveillante comme je n’ai jamais rencontré jusqu’ici.
Nous commençons à converser régulièrement par e-mail. Je ne lui parle pas de mon histoire avec Sonja, parce que ça me fait encore trop mal.
Je reste évasive, en disant que j’ai eu quelques expériences avec des filles.
A mesure que nos échanges se multiplient, je me livre un peu plus, disant notamment que j’aime bien jouer avec des sextoys.
Aussi que je n’ai jamais eu de relation avec un homme.
Nous devenons en quelque sorte « proches à distance ».
Je ne sais plus qui de nous deux propose à l’autre de passer en communication vidéo.
Toujours est-il que nous commençons. Un peu maladroitement les premières fois.
Mais très vite, ça devient une habitude journalière dont nous ne pouvons plus nous passer ni l’un ni l’autre.
A mesure que la confiance s’installe, je lui explique quelques bribes de mes aventures avec Sonja.
Nos échanges sont francs et ouverts et deviennent progressivement sensuels et torrides.
Il semble de plus en plus intéressé par moi. Et moi, je suis captivée par lui.
Un jour, pendant que nous communiquons, il me demande de me caresser face à la webcam.
Comme je suis toujours ouverte à la sexualité et vu que nos échanges deviennent intimes, il ne doit pas insister et je m’exécute sans me forcer, sans la moindre arrière-pensée. Je me caresse longuement, à deux mains et je termine sur un orgasme violent et bruyant.
Puis, de jour en jour, cela devient une habitude, il me guide et me propose des variantes, comme d’utiliser mes jouets.
Lors de certains contacts, je n’arrive plus à articuler autre chose que des cris de jouissance, occupée que je suis à me défoncer les deux orifices en même temps comme une folle.
En prenant du recul par rapport à ces joutes de plus en plus perverses, je me dis que ce n’est pas le meilleur chemin pour trouver un avenir serein. Ca va trop loin. En conséquence, j’espace de plus en plus nos communications, jusqu’à ne plus du tout en avoir.
Les mois qui suivent sont pour moi une longue traversée du désert sentimental.
Je n’ai plus de nouvelles de Sonja, et ça me convient très bien.
J’ai aussi coupé les ponts avec tous les amis que j’avais en commun avec elle.
Résultat : je n’ai plus d’amis, et en dehors du boulot, je ne vois personne. Je m’applique donc à travailler le mieux possible. Au moins, ça m’occupe l’esprit.
Le soir je rentre chez moi, je suis seule, et je passe beaucoup de temps avec mes amants de plastique et de silicone : ma collection de godemichets, que Sonja m’a laissée lorsqu’elle a quitté la maison.
Je passe des soirées et des parties de nuit à me donner du plaisir, à me noyer dans mes orgasmes, à me caresser avec mes doigts et à peu près tout ce qui me tombe sous la main.
Je continue à regarder du porno aussi…
Je me rends bien compte que tout cela ne me mènera pas à grand-chose, même si j’aime toujours autant me donner du plaisir. Il faut que j’en sorte. Je fais le topo : à 26 ans, je n’ai eu de rapports sexuels qu’avec des filles ; jamais avec un seul homme ; j’adore me faire plaisir avec des jouets représentant plus ou moins fidèlement le sexe d’un homme ; alors finalement, pourquoi je n’essayerais pas avec un homme, un vrai, complet ?
Pendant des semaines, cette idée me trotte en tête, et finit par s’imposer comme une évidence. Je suis convaincue que c’est un bon plan d’essayer avec un homme. Mais quel homme ?
Je me motive à sortir le soir, après ma journée de travail. Je m’habille un peu sexy, je soigne mon maquillage et ma coiffure et je m’en vais écumer les bars, tavernes et discothèques de la ville. J’y consacre la plus grande partie de la nuit, quasiment tous les jours. Evidemment, mes performances au boulot s’en ressentent rapidement et je ne tarde pas à recevoir quelques remarques à ce sujet. Je vais donc alléger le rythme, d’autant plus que les hommes que je rencontre la nuit, même s’ils semblent intéressants au premier abord, se révèlent bien vite être des machos infects, simplement intéressés à me sauter. Même si c’est aussi mon objectif, il me faut malheureusement passer par la case « drague » bien lourde avec ces types sans aucune éducation qui croient que le monde entier tourne autour de leurs services trois-pièces.
J’essaie les clubs de sport aussi : fitness, natation, danse. Ça fait du bien à mon corps de le bouger un peu, mais au niveau des mecs, je n’enregistre aucun résultat encourageant.
Alors je décide d’arrêter ma chasse effrénée au mâle, pour me reconcentrer à fond sur mon travail.
Quelques mois plus tard, une nouvelle réunion internationale est planifiée. Trois jours à Genève. A l’Hôtel Mon Repos.
Arrivée sur place en soirée la veille du premier jour de réunion, je prends possession de ma chambre, je défais ma valise, je me douche longuement, je me sèche, et je m’allonge nue sur le grand lit. Puis je m’octroie une bonne séance de caresses et de masturbation avec quelques sextoys que j’ai amenés dans ma valise. La combinaison de mes doigts et des jouets font monter mon désir en flèche. Mes gémissements continus se changent en cris avec l’arrivée de l’orgasme. Le bien-être que je ressens tout de suite me fait plonger dans les bras de Morphée pour une douce nuit pleine de rêves sexuels.
Le lendemain matin, après un petit-déjeuner sur le pouce, je fonce à la salle de réunion. J’y arrive pile à temps. J’ouvre la porte, et je tombe nez-à-nez avec ….James !
Le monde continue à vivre autour de nous, mais nous, nous sommes tous les deux figés, les yeux dans les yeux.
En trois secondes, tous nos épisodes de communication vidéo défilent dans ma tête.
Toutes mes exhibitions, tous mes jeux, toutes mes caresses, tous mes orgasmes, tous ces aspects de moi qu’il a suggérés, regardés et commentés.
Je rougis. Lui aussi !
Nous n’échangeons pas un mot, pas une parole. Le silence. Total. Prenant.
Notre face-à-face de statues de sel est interrompu par un des participants. La réunion commence, nous devons prendre place autour de la table.
Mon esprit est absent toute la matinée. Je n’ose pas le regarder, lui qui est assis en face de moi. Les quelques coups d’oeil dérobés que je lance dans sa direction me confirment que son esprit vagabonde au moins autant que le mien.
Nous passons le reste de la journée à nous éviter, même pendant les pauses.
Un des participants annonce en fin de réunion qu’il nous invite en soirée pour un drink au bar. Tout le monde est présent à cette occasion. James s’approche de moi et engage la conversation.
Nos cerveaux piratés par les souvenirs intimes de nos communications sulfureuses rendent nos échanges désynchronisés et un peu maladroits.Image10
Mais en même temps, il règne une ambiance torride entre nous. Des papillons se manifestent dans mon ventre, et je sens mon sexe s’électriser et s’humidifier.
L’idée prend forme dans ma tête que peut-être James pourrait me faire découvrir le sexe avec un homme ? Et je suppose qu’il serait très intéressé, avec ce qu’il a déjà pu apprécier de moi sur son écran.
De fil en aiguille, nous nous retrouvons dans sa chambre d’hôtel. Il est galant et prévenant. Tout est parfait jusque-là.
Il commence à me déshabiller, lentement en m’embrassant.
Tout à coup, je suis frappée de stupeur : face au lit, il y a un miroir sur pied. Immédiatement, l’épisode avec Sonja me revient en tête. Les images horribles défilent. James ne prête pas attention à ma réaction, trop occupé à me faire des choses, tout en délicatesse. Heureusement, je me relâche bien vite en m’abandonnant à ces délices.
Puis nous nous allongeons sur le lit pour de longs préliminaires, faits de caresses et de baisers.
James y va tout en douceur. Sans doute parce qu’il sait que je n’ai jamais fait l’amour avec un homme…
L’excitation monte en nous. Je me sens un peu fébrile face à l’inconnu et cette fragilité dope mes envies de stupre. Sous les caresses, je suis déjà bientôt prête à exploser de jouissance et finalement, il me pénètre. Deux choses m’étonnent tout de suite: la douceur de ce membre et sa chaleur. C’est très agréable, et je ressens bien l’impression d’être pénétrée par quelque chose de « vivant » ; ça me change de mes amants en plastique.
James prend l’initiative de changer régulièrement nos positions. Je baigne en plein bonheur. Jusqu’au moment où il me met à quatre pattes pour me prendre en levrette, face au miroir… Mais je prends sur moi, et oubliant l’image de mon reflet, mon corps s’abandonne à cette pénétration profonde.
Nous avons plusieurs orgasmes au cours de la nuit.
Et surtout, j’ai vraiment apprécié d’être prise par un homme. Enfin ! Et c’est une vraie révélation ! Pourquoi n’ai-je pas connu ce bonheur voluptueux plus tôt dans ma vie ?
Nous passons la fin de la nuit à dormir, lovés l’un contre l’autre. Au petit matin, je rejoins ma chambre à pas de loup pour me préparer pour la journée. Lui et moi, nous voulons rester discrets sur cette relation naissante.
Le programme des réunions d’aujourd’hui est plus court que celui d’hier.
Je ne sais pas pourquoi, mais mon côté érotomane se manifeste et me fait « oublier » d’enfiler des sous-vêtements. Je rejoins le groupe toute nue sous ma légère robe d’été.
La journée se passe en réunions diverses, ponctuées de quelques pauses. James me rejoint à chaque fois, et je m’amuse à me pencher vers lui pour lui offrir une vue imprenable sur ces seins qu’il a si bien flattés la nuit passée.
Les réunions se terminent à 15h00. James et moi, nous nous éclipsons discrètement pour aller nous promener au Parc Barton, face à l’hôtel, au bord du Lac Léman.
Nous parlons longuement de notre nuit. Il me demande mes impressions. Je balaie ses doutes éventuels en lui disant que c’était pour moi une découverte fantastique, une vraie révélation.
Nous nous asseyons sur un banc entouré de buissons, un peu cachés à la vue des nombreux visiteurs du parc en ce beau jour ensoleillé.
Encouragé par mon commentaire élogieux à propos de notre nuit, James ne tarde pas à me couvrir de baisers, ponctués de douces caresses sur tout mon corps. Une de ses mains va bien vite s’égarer dans mon corsage, pour aller taquiner mon téton qui réagit vite et fort.
Puis sa main s’enhardit à me flatter les cuisses. Insensiblement il remonte sa main vers mon sexe, pour constater l’absence de string.
J’écarte mes cuisses comme une sorte de permission que je lui accorde, et il commence à me doigter le sexe d’une façon délicieuse. Bien vite je commence à gémir sous ses caresses expertes ciblant mon clitoris et grâce aux mouvements de ses doigts dans mon antre de plaisir.
Mes petits cris et ma respiration haletante sont peu discrets, même étouffés par nos bouches soudées dans de langoureux baisers. James arrête ses caresses par peur de provoquer un attroupement.
Une idée me passe par la tête. J’invite par la main James à se lever. Je l’emmène derrière le banc où nous étions assis, et je le pousse debout contre l’arrière du dossier du banc de sorte que ses fesses s’y appuient.
Sur ce, je m’agenouille, et je dégrafe son pantalon. J’ai trop envie de m’essayer à la fellation. Je redécouvre le membre tendu qui m’a fait tant de bien la veille, et sans la moindre hésitation j’ouvre ma bouche en grand et j’y enfonce sa verge gonflée de désir le plus loin possible. Je retrouve cette sensation nouvelle de douceur et de chaleur. Je m’applique à faire bouger ma bouche dans des va-et-vient lascifs. Ma langue tournoie autour de l’objet du délit pour mieux se délecter de ce véritable bonheur. J’alterne coups de langue, ainsi que des va-et-vient superficiels jusqu’au bout du gland et des empalements profonds de toute la longueur du sexe de James.
Celui-ci me tient la tête à deux mains pour accompagner le mouvement. Très vite, je sens le sexe fièrement dressé palpiter un court instant. James gémit et éjacule de toute sa puissance de longues saccades de sperme dans ma bouche. Nouvelle expérience, nouvelles sensations. Le goût et la consistance du sperme, un peu surprenants, mais pas vraiment désagréables. J’avale soigneusement tout, et je me plais à encore passer de longs coups de langues sur la hampe, pour ne pas y laisser la moindre goutte.
Nous rentrons à l’hôtel, où nous nous installons en terrasse pour boire un verre. James me demande encore mes impressions, toujours inquiet de m’initier le mieux possible et que cela me soit le plus agréable. Je lui confirme que c’est bien le cas!
Il s’ouvre à moi. Il a toujours rêvé d’avoir une relation à trois, une femme et deux hommes. Il est un peu étonné de me voir réagir de façon très enthousiaste. Il commence à bien cerner mon côté érotomane. Il s’aventure à me demander si l’expérience me tente. Sans hésiter, je lui réponds un « oui » franc.
Pour le dîner du soir, nous nous faisons discrets puisque c’est en compagnie de l’assemblée au grand complet. Dès qu’il a fini son dessert, James s’absente un moment, puis revient à table avec un petit hochement de tête à mon intention. En quelques minutes, il a donc tout arrangé pour cette nuit. James est magique. Je quitte la table et je me dirige vers ma chambre, pour me rafraîchir. Après ma douche, je me sèche et je choisis une jolie mini robe noire, que j’accompagne de bas-couture et d’un porte-jarretelles en dentelle assortie. Rien d’autre, sauf des escarpins noirs à hauts talons. Le téléphone de la chambre sonne. C’est James qui m’invite à le rejoindre. Lorsque j’arrive dans sa chambre, je vois qu’il a fait livrer par le room service une bouteille de champagne ouverte dont le goulot dépasse d’un beau seau, et trois flûtes. Derrière le guéridon qui supporte le champagne, assis dans un petit fauteuil, un homme que je ne connais pas. Il doit avoir mon âge et il est beau comme un Dieu grec. Presque impressionnant.
En plus, le mec est sympathique et il arbore un sourire merveilleux. Il engage rapidement la conversation avec moi, et je détecte le même raffinement que j’apprécie tant chez James. Bienveillance, éducation, politesse, galanterie, le tout 100% naturel, pas du tout forcé. Une copie conforme de James, en plus jeune. Il s’appelle Anthony. Il est Suisse. Je ne saurai rien d’autre à son sujet.
James nous rejoint et nous trinquons gaiement.
Puis le plus naturellement du monde, James m’invite à me lever et m’emmène au pied du grand lit.
Là, debout, il m’embrasse amoureusement. Le plus charmant des baisers d’amour. Anthony est resté assis dans son fauteuil. Je ne le vois pas, il est derrière moi. James continue à me couvrir de bisous doux et fait descendre le zip de ma robe le long de mon dos. Puis sa bouche s’écarte de la mienne, et en me fixant dans les yeux, il fait descendre chaque côté de ma robe le long de mes bras. Ma robe tombe à mes pieds.
Anthony a maintenant certainement vue sur mon dos nu, uniquement décoré de mes longs cheveux auburn. Plus bas, le porte-jarretelle qui encadre mes jolies petites fesses et puis mes jambes avec mes beaux bas et mes escarpins. En réfléchissant quel effet je pouvais bien faire sur Anthony, je ne me rends pas compte qu’il nous a rejoint et que debout derrière moi il passe ses mains en douces caresses sur mes épaules, descend le long de mon dos, et viennent flatter mes fesses bien dodues.
James se dégage de notre baiser et de notre étreinte. Anthony fait passer ses mains sur l’avant de mon corps, commence à me masser les seins et se colle à moi, dans mon dos. A cette occasion, je remarque qu’il est nu, puisque je sens un sexe chaud, raide et dressé contre mes fesses. Il me donne plein de bisous dans le cou. Je saisis ses mains pour l’encourager à continuer ses caresses sur mes seins.
Ma respiration s’accélère et mon excitation est intense.
Je remarque à peine que James se déshabille prestement. Il nous rejoint, face à moi.
Il reprend son baiser et moi, fascinée et aimantée par ma récente découverte d’un jouet vivant, je prends son sexe à pleine main pour le caresser doucement. Au passage, je serre ce barreau de chair, pour en éprouver la rigidité et en ressentir la chaleur. Surprise : je sens un cœur y battre.
James me prend l’autre main pour m’attirer vers ce grand lit sur lequel deux délicieuses verges vont s’introduire dans mon corps. En maintenant toujours le sexe de James, je m’allonge sur le dos au milieu du lit, en le regardant dans les yeux et en passant ma langue sur mes lèvres comme le ferait une chatte affamée en attente de nourriture. J’imprime une douce traction à ma main qui emprisonne son sexe, et j’amène celui-ci à portée de ma bouche. Lorsque le gland touche presque mes lèvres, j’ouvre toute grande ma bouche pour l’y accueillir. Anthony n’est pas en reste : il a pris place entre mes cuisses après les avoir écartées, et approchant le visage et les doigts, il commence à me flatter le sexe avec ses lèvres, en donnant de petits coups de langue vifs et légers. Puis il enfonce un doigt, et bien vite un deuxième dans ma grotte déjà débordante d’humidité. Sa langue se concentre à présent sur mon clitoris, le caressant doucement et chaudement de rapides mouvements en tous sens. Je suis au paradis. James s’est approché, et plonge plus profondément son sexe dans ma bouche. Le gland gorgé vient buter au fond de ma gorge et me bouscule la luette. Ma main a lâché sa hampe pour faciliter la pénétration de ma bouche, et elle caresse maintenant délicatement les testicules, gonflés eux aussi. J’arrête ma fellation quelques fois, juste le temps de laisser exploser un gémissement aigu, résultat de la douce torture prodiguée par Anthony entre mes jambes et pour reprendre la respiration dont je perds le contrôle.
Anthony, clairement doué pour le cunnilingus, est occupé à me propulser du bout de la langue vers les nuages.
Mes deux amants du soir comprenant que je suis prête à exploser dans un orgasme tempétueux, changent notre position : James s’assied tout en haut du lit, dos à la tête de lit, les jambes écartées. Il me fait placer devant lui à quatre pattes. En descendant le visage, je peux reprendre ma fellation, et sans me faire prier, j’écartèle ma mâchoire sur le vaillant membre de James. Dans ma bouche, ma langue s’acharne gentiment sur le prépuce qui me fait ressentir les battements de cœur de James. Anthony, plus bas, agrippe mes hanches à deux mains et présente sa verge à l’entrée de ma grotte d’amour. L’entrée de mon sexe détrempée d’humidité n’oppose aucune résistance à la pénétration. La verge raide d’Anthony s’enfonce dans mon ventre d’une seule poussée, me provoquant un gémissement étouffé de ma bouche encombrée. Une fois bien enfoncé au fond de mon ventre, il imprime un mouvement de va-et-vient lent et profond, qui imprime à ma bouche le mouvement idéal pour continuer ma fellation.
Le rythme imposé par Anthony me provoque une montée immédiate vers l’extase : chaque coup de boutoir me rapproche inexorablement du point de fusion. Anthony hasarde un doigt dans mon recoin le plus secret. Très délicat, il observe mes réactions à cette incursion imprévue, mais le frisson qui me parcourt l’échine, la chair de poule et ma longue plainte étouffée par le sexe de James dans ma bouche lui confirment que je suis franchement réceptive à cette pénétration supplémentaire.
Nos corps s’agitent encore un peu. Plus vivement. Plus bestialement. C’est James qui donnera le signal, en explosant au fond de ma bouche. Je maintiens son sexe entre mes lèvres malgré mon envie de crier tout mon plaisir. Ma bouche pleine du sperme de James me provoque le déclic prévisible et mon corps part dans une intense vibration orgasmique. Il n’en faut pas plus à Anthony pour encore augmenter ses coups de boutoir, pousser une plainte bestiale en enfonçant un peu plus son doigt inquisiteur entre mes petites fesses, et décharger d’immenses jets de sperme au fond de mon sexe submergé.
Foudroyés par l’intensité de nos orgasmes, nous nous effondrons sur le lit. Immobiles. Absents. Légers. Je me sens si bien que je pense même m’être assoupie quelques minutes. Mais mon cerveau pas encore rassasié me sort de ma léthargie. Ma main va se saisir du sexe d’Anthony. Il a perdu de sa rigidité et est encore luisant des fluides de notre accouplement. Ma main lui fait immédiatement retrouver toute sa vigueur. Sans réfléchir, j’approche mon visage de sa verge et après lui avoir dispensé de doux bisous du bout de mes lèvres, je l’enfonce dans ma bouche. La vivacité du membre me confirme que l’on pourrait très bien recommencer directement une nouvelle joute. Mon autre main est entre temps partie à la recherche du sexe de James, qu’elle retrouve de toute évidence en pleine forme.
C’est comme un signal pour chacun de nous trois. J’arrête de sucer Anthony et ma main lâche un instant la hampe de James. Je me glisse à califourchon sur Anthony. Dès que mes genoux sont de part et d’autre de son bassin, ma main saisit son membre et l’enfonce directement dans mon cocon d’amour tout glissant. Pour bien marquer mon empalement, je descends mes hanches et pousse de tout mon poids, faisant complètement disparaître son sexe tendu au fond de moi.
Anthony approche ses doigts de mon bouton d’amour et le caresse légèrement.
Ma main reprend la verge de James. Emoustillé par le spectacle, celui-ci arbore une érection plus impressionnante que la précédente. Un regard et une légère traction de ma main lui font comprendre que je l’invite à prendre place derrière moi. Visiblement enchanté par cette perspective, il se positionne prestement derrière moi, tandis que toujours empalée sur Anthony, je descends mon buste vers celui-ci et je l’embrasse à pleine bouche. Ce faisant, je dégage la voie pour James. N’attendant pas d’autre signal, celui-ci présente son gland gonflé à mon entrée secrète. A défaut de lubrification, l’introduction de son membre se fait « à sec ». Pour moi, ce n’est pas un problème, au contraire. J’apprécie ce genre de pénétration. Ça augmente mes sensations : j’ai le sentiment de me faire violer, ce qui est quelque chose qui m’a toujours troublé. Peut-être qu’inconsciemment, je fais la liaison avec le jour où Sonja a livré mon corps à ses copines sur la table de la salle à manger. Dédouanées et libérées par mon aveuglement avec le foulard noir, plusieurs d’entre elles ne se sont pas privées du plaisir de me sodomiser avec des godemichets imposants, sans la moindre préparation ni lubrification.
Que de chemin parcouru en quelques heures, oserais-je dire : me voilà avec deux sexes masculins introduits au fond de mon ventre. Ceux-ci s’y agitent chacun selon leur propre rythme, parfois synchrone, parfois alternés. Cette double pénétration par de vrais hommes est une telle révélation pour moi. Cela me procure des sensations d’une intensité extraordinaire. Pour autant que je sois encore capable de raisonner, il y a d’abord cette sensation d’être remplie, que tout est bousculé, que mes organes internes sont mis sous pression par l’envahissement des deux membres virils. Ensuite, les deux membres fichés en moi me donnent vraiment l’impression d’être soumise à leur loi, sans vraiment avoir d’autre choix puisque mon corps est prisonnier de leurs corps. Cela renforce aussi cette impression de viol, de contrainte, qui ne me rappelle pas que de bons souvenirs, mais dans laquelle je me complais, et que j’apprécie énormément en cet instant. C’est au moment précis où j’ai ces idées en tête, que je la tourne et que mon regard tombe sur le miroir sur pied, qui me renvoie l’image d’une chienne prenant plaisir à être doublement pénétrée par deux sexes virils alternant leurs mouvements dans le ventre écartelé. Cette vision trouble mon esprit. Il y a un petit peu de peur provoquée par des souvenirs de ma relation avec Sonja dans une période pas très exaltante. Mais il y a aussi l’impression de voir et de vivre une scène sexuelle torride jouée devant mes yeux, en son et lumière, un peu comme si des acteurs pornos étaient sortis de l’écran de mon pc pour mieux me faire ressentir la tension sexuelle de leur emboîtement. Mon excitation monte de trois crans en voyant cette image.
James place ses deux mains à hauteur de mes épaules, et en imprimant une pression réelle mais contrôlée de ses ongles dans la peau de mon dos, il me laboure la peau en descendant ses deux mains en direction de mes reins. Arrivées là, ses mains remontent sur mes épaules et reprennent le même mouvement. Ce faisant, il déclenche une réaction en chaîne : mes seins s’écrasent sur le torse d’Anthony, augmentant encore le durcissement de mes tétons. Mais surtout, l’action de ses ongles accentue ma cambrure qui est aussitôt mise à profit par les deux hommes pour s’enfoncer encore plus au fond de moi. Je perds pied. Je ne suis plus moi, je suis un orgasme en devenir.
Les mouvements violents du sexe de James entre mes fesses rythment la mesure de mes cris de folle. Je hurle à pleins poumons. Anthony plaque ses lèvres sur les miennes et m’embrasse à pleine bouche pour étouffer tant bien que mal mes cris d’agonie pour ne pas ameuter tout l’hôtel. Je me lâche. Ma folie me fait faire des mouvements de squats des hanches, comme le font si bien certaines jeunes femmes de nos jours. Cela semble incroyable, mais de remuer mes hanches accentue encore la pénétration de ces deux verges. Mon orgasme me prend par surprise et je m’y abandonne complètement. Je crie de plus belle dans la bouche d’Anthony. Mes deux amants ne résistent plus et jouissent en même temps, en inondant l’intérieur de mon corps d’un tsunami de semence.
L’orgasme intense semble ne plus s’arrêter. Finalement, cette tempête se calme, mais sa violence nous tétanise et nous restons emboités tels quels de longues minutes.
Et dans la foulée, nous nous endormons, profondément apaisés.
Le lendemain matin, nous nous réveillons à peu près en même temps. La dernière journée de réunion est au programme. Pleine de vitalité, je bondis hors du lit et je me dirige vers la salle de bains pour me doucher. Mes deux amants me rejoignent sous le jet tout chaud. James, collé derrière moi, empoigne mes seins, il les caresse gentiment, et me masse les tétons entre ses pouces et ses index. Anthony se saisit de la douchette à main et la dirige vers mon sexe. Le jet me masse et me picote le clitoris, réveillant en moi de nouvelles envies. Conscients que le temps nous est compté avant le début des réunions, nous terminons à regret cet épisode prometteur, nous sortons de la douche et nous nous séchons. Mais la douchette a fait son effet, et surexcitée, je saisis les deux mâles par leurs extrémités et je les emmène dans la chambre. Arrivée là, je m’assieds sur le lit et je caresse les membres des deux hommes restés debout face à mon visage. Je prends le temps de regarder en détail la mutation des deux membres. Ceux-ci se tendent rapidement, et je ne résiste pas à la tentation de les gober alternativement tout en les caressant chacun d’une main. Mes deux mecs sont aux anges. A un moment, j’essaie bien d’englober les deux glands dans ma bouche, mais c’est trop ambitieux et je dois malheureusement renoncer.
Il me vient alors une idée. Je reprends quelques temps ma fellation alternative, complétée de caresses et de pressions de mes deux mains. A un moment donné, je m’arrête, je les regarde alternativement avec une expression à la fois ingénue et provocante, et je leur dis sans hésiter : « Vous pouvez servir le petit déjeuner ! »
Sur ce, j’active mes mains dans une masturbation endiablée de ces deux membres, en gratifiant chaque gland de petits coups de langue. Ce traitement insurmontable les fait grimper irrémédiablement vers l’extase. Sentant les deux membres palpiter, j’accentue la pression de mes mains à la base de chaque gland, et je reprends d’insensibles va-et-vient sur les deux verges tandis que j’ouvre la bouche en grand. James et Anthony jouissent quasiment au même instant, m’envoyant de grosses giclées de sperme dans la gorge. La violence de ces saccades projette quelques jets sur mon visage : mon nez, mes yeux, mon front et mes joues sont barbouillés de sperme. Lorsque les deux membres se calment, je relâche l’emprise de mes mains et je récupère soigneusement chaque giclée égarée avec mes doigts, que je suce avidement en regardant mes deux Apollons comme si je m’apprêtais à les dévorer tous crus.
Il nous reste juste le temps de nous habiller pour rejoindre rapidement la première réunion du jour à laquelle j’assiste la bouche encore pleine des saveurs masculines dont je me délecte et à nouveau sans le moindre sous-vêtement.
Voilà comment, à 26 ans, une nouvelle vie s’ouvre à moi. Et même si à partir de maintenant je croise une fille appétissante qui me provoque plein de petits papillons dans le ventre, je lui ferais l’amour. Mais plus jamais je ne pourrai me passer des sensations délicieuses que me procure un sexe masculin. Ou deux. Voire plus…
Merci James !

 

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Mon texte gagnant: Les Dessous de l’Innocence

Textes

Je vous l’avais promis, le voici…

J’ai participé à un Appel à Texte, organisé par Kmille (Les dessous de Kmille) et Stella Tanagra (Auteure réputée de textes et romans érotiques)

Les consignes d’écriture étaient « simples »:

  • Rédiger un texte inédit, long de 300 à 1.500 mots
  • Le texte doit obligatoirement contenir les mots suivants: « Diablesse », « Triangle », « Chaton », « Polar », « Manoir », « Soldat » et « Handicap »

J’ai trouvé cet exercice hyper-intéressant, et j’ai pris ma plume…

J’ai beaucoup apprécié d’avoir gagné cet Appel à Texte, à plus forte raison lorsque j’ai eu contact avec Stella Tanagra à ce sujet, qui est quand même une Auteure très réputée dans ce genre, et qui est aussi gentille que ce qu’on m’avait annoncé…

Voici mon texte:

Elle a 20 ans et s’appelle Fanny.
Son prénom, elle le doit à Pagnol dont ses parents ont vu et revu les films, à défaut d’en lire les livres. La lecture a peu de place dans le lourd travail d’agriculteur.

Fanny est la cadette et la seule fille de la famille, avec ses quatre frères qui l’ont toujours traitée plutôt rudement.
Son père et ses frères travaillent dur à la ferme familiale, et Fanny se sent souvent comme le dernier chaton de la portée, probablement abandonné par sa mère dès demain.

Ecartée du laborieux carcan rural, elle n’a aucun but dans la vie. Elle passe ses journées oisives à se promener dans la campagne provençale.

Extérieurement, elle n’a rien pour plaire : une robe quelconque, grise et usée, stricte et informe, héritée de sa mère.
Elle n’a rien d’un mannequin, avec ses cheveux longs pas soignés, ébouriffés, et sans la moindre trace de maquillage sur son visage.

Pourtant, si un jour un homme s’intéressait à elle, il s’émerveillera sûrement des trois superbes atouts physiques de Fanny : ses yeux, splendides et expressifs, avec un petit éclat scandaleux bien caché dans le fond. Ses jambes aussi, bien proportionnées, merveilleusement galbées, mais malheureusement isolées des regards sous l’étoffe ingrate de sa robe, tout comme son troisième atout : ses fesses, qui sont tout simplement parfaites. Elle les contemple longuement dans le miroir de la salle de bains, lors de sa toilette matinale. Elle est carrément hypnotisée par ce qu’il convient d’appeler son joli petit cul.

Et tous les jours, elle recouvre cette merveille d’une morne culotte blanche en coton Petit Bateau, certes confortable, mais décidément pas sexy.
Le dessous typique de l’innocence…

La seule fantaisie vestimentaire de Fanny, c’est de ne jamais avoir de soutien-gorge. Non pas pour aguicher un quelconque prétendant, mais sa poitrine, si menue, ne nécessite aucun soutien, et le sous-vêtement serait purement décoratif, ce qui ne fait pas partie de la philosophie familiale.

Et ce détail vestimentaire pose continuellement problème à Fanny: sans qu’elle sache pourquoi, ses seins sont tellement sensibles à la moindre caresse, même celle d’une brise légère, que ses tétons se dressent à faire éclater son corsage, avec la régularité du clocher du village sonnant inexorablement toutes les demi-heures.

Fanny erre donc quotidiennement sur les routes de campagne pour d’interminables balades sans destination. Et à chaque fois, elle coupe à travers les champs de blé, s’y arrête, s’y assied puis s’y allonge, disparaissant complètement du paysage. Elle est cernée par les épis mûrs et surchauffés, dans cette ambiance et ces odeurs oppressantes.

C’est à ce moment-là que la jeune fille quelconque opère sa mutation : en manque du petit ami qu’elle n’a jamais eu, elle laisse vagabonder son esprit, des fantasmes fleurissent, des images d’une rare obscénité défilent devant ses yeux. Peu à peu, elle se transforme en diablesse.
Isolée dans sa bulle sexuelle, elle relève sa robe et perd le contrôle de ses mains qui virevoltent sur son corps, pour finalement se rejoindre par-dessus la petite culotte de coton sur la zone chaude et moite au centre de sa personne.

Ses fantasmes, elle en puise l’origine dans ces vieux films à l’eau de rose que la famille, au grand complet, regarde à la télé le dimanche après-midi, après le poulet rôti traditionnel. Aucune alternative : Internet n’est pas encore disponible dans la région, et même si c’était le cas, la famille, travailleuse comme une colonie de fourmis ne se raccorderait pas. Pas question donc de lire des textes érotiques ni de visionner des films pornos. Mais ce n’est pas un handicap pour Fanny : elle est tellement imaginative qu’elle n’a aucun mal à créer ses fantasmes de toutes pièces, à les faire durer des heures pendant que ses doigts, passés sous la petite culotte de coton, chipotent son triangle de duvet, plongent à l’abri de son jardin du plaisir, se mettent en mouvement, la font mouiller, haleter et jouir à longueur d’après-midi.

Elle a trois fantasmes favoris dans son box-office personnel. Elle se les repasse en boucle, en les peaufinant systématiquement, et en y ajoutant à chaque fois l’un ou l’autre détail encore plus torride que le précédent.
La palme d’or de ses rêves sexuels a pour personnage central un détective privé dans un polar de série B, la quarantaine, marié, dont Fanny est la secrétaire et accessoirement la maîtresse et la bête de sexe. Le limier correspond à l’idéal masculin de Fanny : une coupe de cheveux à la James Dean, un regard bleu acier et un comportement de macho italien. Le détective est à ce point un raté qu’il n’a pas le moindre client. Tous les matins, en espérant l’arrivée d’une hypothétique affaire à traiter, il feuillette rapidement le journal du jour, puis il occupe le reste de sa journée à « sauter » sa secrétaire de toutes les façons imaginables. Ou inimaginables. L’homme est doué d’une créativité débordante pour imaginer des jeux sexuels qu’il expérimente sur Fanny. Aujourd’hui, il a complètement dénudé sa secrétaire, l’a couchée sur le dos à même son bureau, de façon à ce que sa tête pende dans le vide, et après quelques caresses furtives et maladroites, il enfonce sa verge dans la bouche de Fanny, qu’il empale jusqu’à la garde. En se penchant en avant, sa main, armée de la matraque reçue d’un ami policier à la retraite, laboure le sexe de Fanny qui est secouée comme une poupée de chiffon, tâchant d’absorber le mieux possible les sollicitations de son corps. Le macho finit par se vider dans la bouche de sa secrétaire, en longues saccades ponctuées de hurlements de bête. C’est précisément à cet instant que la porte s’ouvre pour laisser apparaître une bourgeoise BCBG qui s’avèrera être la première cliente à lui confier une enquête. Une affaire d’adultère : un homme qui trompe sa femme avec sa secrétaire. Evidemment.

Un autre fantasme favori de Fanny est une superproduction tournée en Asie. Fa-Ni est une jeune femme vivant avec sa famille dans un village au fin fond du Vietnam.
Lors d’un énième raid de l’armée américaine, elle est faite prisonnière, enlevée à sa famille et offerte par la troupe au commandant de compagnie pour lui servir de jouet sexuel. Le GI en question est la caricature typique du Yankee dans son bel uniforme, dont Fa-Ni tombe éperdument amoureuse tandis qu’il lui fait subir les derniers outrages. Avec son plein consentement, le soldat la met à disposition des pelotons qui s’illustrent dans les escarmouches de cette interminable guerre. Elle devient la prostituée du campement, souvent sollicitée par plusieurs hommes en même temps. Ces joutes torrides endurées toute la journée ne lui déplaisent pas, mais s’effacent de sa mémoire dès qu’elle retrouve le commandant dans son bel uniforme. Uniforme que celui-ci quitte prestement pour assouvir ses pulsions sexuelles avec Fa-Ni.

La troisième fantaisie de Fanny est celle qui la trouble le plus.
Six jours par semaine, elle est en charge de l’entretien d’un manoir. Le châtelain est un célibataire endurci, dont les yeux de renard ont immédiatement repéré les jambes et le postérieur de Fanny. Son employeur lui a fait faire sur mesure un uniforme de gouvernante, avec la robe noire, le tablier et le bandeau en dentelle blanche. Il a par contre été intransigeant lors de la prise des mesures pour la robe afin que celle-ci soit outrageusement courte. Au moindre mouvement, Fanny, devenue soubrette sexy, offre à la vue de tous ses jolies jambes et la plus grande partie de ses délicieuses fesses. Les cinq premiers jours de la semaine sont affectés au nettoyage des nombreuses pièces du manoir. Le sixième jour, le samedi, est particulier. Fanny nettoie et prépare la salle de réception pour la grande fête organisée chaque semaine par le propriétaire des lieux : des agapes dantesques mélangeant orgie sexuelle et cérémonie BDSM. Fanny astique soigneusement la salle, le mobilier et tous les accessoires dont certains ont l’air particulièrement cruels sans que Fanny ne sache précisément à quoi ils servent avant de les voir en action. Le soir, avant l’arrivée des invités, il lui est demandé d’enlever tous ses vêtements pour ne garder que des escarpins aux talons vertigineux, des bas stay-up et un gros bâillon-boule qui lui bloque la bouche et la parole. C’est donc nue et silencieuse que Fanny assure toute la nuit le service des boissons et amuse-gueules, en passant avec son plateau parmi des gens encastrés les uns dans les autres dans des assemblages improbables et d’autres, occupés à s’acharner comme des fous avec cravaches et fouets sur des corps attachés et consentants. Il n’est pas rare qu’en fin de nuit, le châtelain offre Fanny et son joli petit cul aux amateurs qui se réjouissent d’en abuser jusqu’aux premières lueurs matinales.

Si un jour vous croisiez Fanny sur une route de campagne, jamais vous n’imagineriez les scènes torrides qui hantent sa tête et les recoins les plus secrets de son corps.

Si d’aventure vous êtes détective, soldat ou châtelain, un bon conseil : fuyez à toutes jambes !

Ou pas.

 

Jeu, Sexe et Gages

Textes

Un bisou amical. Nos mains s’unissent. Les doigts se serrent. Puis nos lèvres se joignent pour un bécot chaste qui évolue en baiser à pleine bouche, tellement fougueux qu’il est presque maladroit. Comme si deux artistes-peintres excentriques, pris d’une folie inspiratrice, répandaient des couleurs vives sur une toile, à grands gestes de bras et de pinceaux.

Sa langue est inquisitrice et ses lèvres sont gourmandes. Elles débordent d’amour. Elles envahissent mon corps bien au-delà de ma bouche et transpercent mon cœur bien plus fort que lors de nos précédents abandons aux plaisirs de l’amour et du sexe.

Je lui rends sans la moindre sagesse tout l’amour qui pénètre mon âme et mon être.

Nos corps s’enlacent avec force, comme s’ils ne faisaient qu’un, pour toujours, comme si notre étreinte au-dessus d’un précipice nous soustrairait à l’attraction du vide.

Notre sincérité dans ce câlin est telle que nous ne pouvons retenir des larmes à la fois joyeuses et nostalgiques. Nos bouches se séparent, un peu à regret, et ce sont nos regards qui prennent le relais. Sans un mot, nos yeux larmoyants se parlent, posent des questions, évoquent une réponse pour finalement encore verser quelques gouttes de bonheur et de peine.

Ce profond baiser marque mes retrouvailles avec Gina, après un an de séparation.

En cette journée froide et neigeuse, je ne tiens plus en place : nous recevons Gina à la maison pour le week-end !

Gina est ma meilleure amie depuis bien longtemps. Nous nous sommes connues à l’école, en cours préparatoire. Immédiatement, nous sommes devenues inséparables. Nous avons tout partagé : les hauts et les bas de notre scolarité, nos jeux d’enfants et nos espiègleries, nos premiers amours et chagrins d’adolescentes, nos joies et nos fous-rires lors de nos quatre-cents coups, les mutations en femmes de nos corps et de nos esprits, notre loft parisien en colocation et tant d’autres choses encore…

Nous sommes toutes les deux résolument libérées, de corps et d’esprit. A tout point de vue. Y compris et peut-être surtout au niveau du sexe. Gina et moi avons pratiquement tout essayé sexuellement, le plus souvent ensemble. Nous sommes toutes les deux hétéros, mais au cours de nos expériences sexuelles, nous avons souvent fait l’amour ensemble, et nous avons toujours beaucoup apprécié ces épisodes saphiques. Ils nous ont laissé des souvenirs impérissables et ont encore renforcé nos liens.

Et puis, même si nos âmes sont restées sœurs, la vie nous a séparées.

Gina est restée en France, et moi, Auxane, j’ai rencontré Raphaël, l’homme de ma vie, que j’ai suivi en Belgique, où nous nous sommes installés en Brabant Wallon, une région très verdoyante au Sud de la Capitale. Nous y avons acheté une belle maison, moderne et spacieuse. J’ai très facilement trouvé mes habitudes dans ma nouvelle vie avec mon partenaire et dans ce nouvel environnement, malgré la déchirure de ne plus être en permanence auprès de mon amie Gina.

C’est dire mon excitation à l’idée que ce soir, elle sera là…

Elle a fait le voyage en Thalys, et nous allons l’accueillir à son arrivée à la Gare du Midi.

Sur l’écran, son train est confirmé pour 18h47.

Quelques minutes plus tard, je la vois apparaître au loin, si petite au bout de la longue colonne des voyageurs débarqués du même train. Son visage s’éclaire. Mon cœur s’emballe. Elle court en remontant la colonne et me rejoint. Nous tombons dans les bras l’une de l’autre.

Nous nous étreignons avec force, en échangeant ce baiser d’anthologie.

La voix chargée d’émotion, j’essaie d’articuler :

— Je suis trop heureuse de te retrouver ma belle Gina!

— Et moi donc, Auxane !

Toutes à notre joie, nous rejoignons mon homme Raphaël, resté à l’écart pour ne pas troubler notre premier contact.

Sacré Raphaël ! C’est une de ses qualités que j’apprécie le plus : le tact !

Gina et Raphaël ne se connaissent pas très bien, mais ça a tout de suite cliqué entre eux, lorsque j’ai présenté à ma chère amie celui qui venait m’arracher des bras amoureux de ma Gina pour partager mon futur. D’ailleurs, de larges sourires éclairent leurs visages lorsqu’ils se saluent.

Le temps de rejoindre la voiture, et nous voilà en route pour notre petit chez nous. Le trajet me permet d’échanger avec Gina nos nouvelles respectives.

Trois quarts d’heure plus tard, nous sommes arrivés.

Le temps de faire visiter notre nid douillet à Gina, qui ponctue sa visite de « Waouw ! » et de « Superbe ! », nous nous retrouvons au salon pour déguster un bon apéritif, accompagné de nos plus croustillants souvenirs des belles années passées ensemble.

Raphaël s’est éclipsé pour finir la préparation du dîner qu’il a concocté pour nous. Encore un de ses beaux atouts : un homme qui fait la cuisine….Elle n’est pas belle, la vie ?

Nous nous retrouvons à table, autour d’un splendide Tian qui trône au centre d’une décoration de table intimiste, éclairée à la lueur de grands chandeliers.

Le repas est accompagné d’un bon vin qui participe à l’ambiance légère et riante.

Un peu plus tard, Raphaël apporte le dessert : une Dame Blanche avec une sauce chaude au délicieux chocolat belge. Gina adore le chocolat, surtout pour l’effet euphorisant qu’il a sur elle. Du coup, nous nous sommes souvenues toutes les deux de la nuit « chocolat » que nous avons passée ensemble à l’époque, nous délectant d’une dégustation de chocolat fondu à même nos corps, avec quelques ponctuations de crème fraîche. Mmmmh !

Gina aime le sexe et elle adore jouer : elle possède une collection impressionnante de sextoys et de tenues sexy, et elle aime détourner les jeux de société ou les objets les plus innocents du quotidien en prétexte à des plaisirs sexuels débridés.

Après le dessert, nous évoquons encore nos souvenirs d’anciennes combattantes, les mecs et les filles qu’on a pu s’échanger entre nous ou consommer ensemble…

Puis, Gina « la joueuse » nous propose :

— Ça vous dirait de jouer ?

Voilà la vraie Gina ! Bonne cliente, je réponds tout de suite :

— Ouiiiiii ! Bonne idée !

Mon homme, intéressé, confirme. Reste à choisir le jeu…

Gina lance :

— Vous avez le jeu Trivial Pursuit ?

— Oui, bien sûr !

— Alors, je vous propose une partie « à ma sauce » : le « Stripivial Pursuit »… Le principe du jeu est inchangé: déplacement avec des dés et questions-réponses. A chaque bonne réponse, on rejoue. Par contre, dès qu’on arrive sur une case « Camembert », si on donne la bonne réponse, on enlève un vêtement à un adversaire de son choix. Si la réponse est mauvaise, on doit se débarrasser d’un vêtement… Quand un joueur se retrouve totalement nu, il continue à jouer. Mais en cas de mauvaise réponse sur une case Camembert, il est soumis à un gage!

Gina, et son imagination….Une merveille !

Acquis à sa belle proposition, nous sortons la boîte de jeu du dressoir.

Et la partie commence…

Une heure trente et quelques fou-rires plus tard, nous faisons l’état des lieux.

Ou appelons ça le constat d’accident….

Raphaël trône fièrement à table, torse nu, sans chaussettes ni chaussures, mais avec son pantalon.

Du côté de Gina et moi, il y a bien plus de dégâts collatéraux. Non seulement Raphaël a une excellente culture générale, mais en prime, Gina et moi sommes tombées sur des questions impossibles. A mesure que le jeu avançait, nous avons redécouvert progressivement nos anatomies respectives qui se sont partagé tant d’amour. Au passage, j’ai remarqué que sous ses vêtements assez neutres, Gina arborait, comme souvent, une parure de sous-vêtements à tomber raide par terre.

Un festival de dentelle fine d’un rouge intense : balconnet, tanga et porte-jarretelles, avec des bas coordonnés.

En cours de partie, l’alcool aidant, chacune de nous deux a hasardé des caresses furtives et des mains baladeuses sur le corps de son amie.

Mais ça, c’était avant.

Avant que, toutes les deux, nous ne soyons intégralement nues, et avec chacune un score de trois gages à décerner par Raphaël, dont les yeux et le sourire en disaient long…

Raphaël attribuera nos gages au cours de la journée de demain. Il nous explique qu’il sait précisément ce qu’il va nous faire subir, et qu’il ira faire quelques achats demain matin…

La nuit est déjà bien avancée, et Gina et moi multiplions les petits bisous et les caresses de nos corps nus, sous le regard bienveillant de Raphaël, qui nous observe sans intervenir.

Il est délicieux mon homme…Il sait les sentiments qui nous lient Gina et moi, et il se comporte de façon sobre et passive.

La bouche et la douceur du corps de Gina sont délicieuses aussi d’ailleurs. Nos étreintes s’affirment, nos doigts précisent la cible par le geste, et nous commençons toutes les deux à manifester une respiration profonde et intense, ponctuée de miaulements de plaisir.

Puis, confiante en ma fusion avec l’homme de ma vie, je me lève, j’invite de la main ma belle Gina à faire de même, et en adressant à Raphaël une œillade pleine d’amour, j’emmène Gina vers notre chambre, tandis qu’il nous suit à distance.

Nous avions préparé une chambre d’amis pour Gina, mais maintenant, nous passons au plan « B » : dans ma chambre, Gina et moi tombons nues et soudées sur notre grand lit.

Raphaël choisit une position en retrait et s’assied dans la liseuse, la place idéale pour nous observer, Gina et moi.

Le silence de la nuit est uniquement troublé par les délicats bruits de baisers langoureux qui étouffent nos petits gémissements mutuels.

Nos corps sont unis, nos mains pianotent sur nos corps en se partageant entre nos cous, nos dos, nos jolies poitrines gourmandes et avides de douceurs, et nos jambes. Insensiblement, nos doigts convergent vers le centre de nos personnes, la fourche de nos jambes, le périmètre de nos cocons d’amour qui s’humidifient intensément, et font encore monter l’excitation.

Un rapide coup d’œil vers Raphaël me rassure quant à son appréciation du spectacle : il ne perd pas une miette de nos ébats, sous l’éclairage tamisé de notre nid d’amour. Gina, libère une de ses mains qui rejoint, à tâtons, son sac à main qu’elle a pris soin d’amener jusque-là. Elle y plonge la main qui en ressort armée d’un jouet plutôt long, cylindrique, mou et dur à la fois : un double dong.

Gina, la joueuse : le retour…

Elle me fait asseoir sur le lit, les jambes écartées et les genoux relevés. Elle prend place en face de moi, dans la même pose, en enchevêtrant ses jambes et les miennes. En vraie experte, elle insère les extrémités du jouet dans nos sexes respectifs.

A l’introduction, je ne peux m’empêcher de pousser un gémissement profond, plein d’envie.

Gina prend ma main pour la joindre à la sienne à la manœuvre du sextoy. Avec des mouvements lents mais pénétrants, l’objet s’enfonce alternativement dans chacun de nos sexes. Nos bouches rivées, chacune utilise sa main libre pour titiller le bouton d’amour de sa partenaire.

Nos respirations s’intensifient encore, au point que nos lèvres se séparent pour happer l’air.

Toutes les deux enivrées par les prémices de l’orgasme, nos regards vers Raphaël l’invitent sans un mot à nous rejoindre. C’est le signal qu’il attendait. Il se lève prestement pour tomber le pantalon et le boxer.

Pendant ce temps, Gina et moi, toujours reliées par l’objet qui nous pénètre, nous basculons sur le côté, face-à-face, moi au milieu du lit et Gina sur le côté.

Raphaël nous rejoint de l’autre côté du lit, derrière moi, et entre dans la danse en se collant à moi, son sexe tendu contre mon joli petit cul. Il dépose de doux baisers dans mon cou (j’adore!). Il passe les bras devant moi pour me taquiner la poitrine et les tétons prêts à exploser. Gina et moi avons repris nos baisers d’amour et nous gémissons toutes les deux dans la bouche de l’autre, nos sexes toujours reliés et pénétrés par le dong. Puisque nous sommes collées l’une à l’autre, la jolie poitrine de Gina profite des douces caresses des mains de mon homme sur mes seins. Et l’ardeur qu’elle met dans ses baisers me confirme qu’elle apprécie…

Après s’être laissé sombrer dans ces délices, Gina se déconnecte du dong, pour se déplacer tout en souplesse et faire en sorte qu’elle et moi soyons tête-bêche. D’une main, elle enfonce un peu plus le dong fiché dans mon sexe, alors que sa bouche s’approche de mon triangle de Venus pour commencer à le lécher amoureusement. Motivée par son talent du cunnilingus, j’approuve son initiative en lapant délicatement sa vulve au parfum enivrant.

Raphaël, toujours collé à mon dos, libère une main de mes seins pour rejoindre le sexe de Gina et assister de caresses douces l’endroit où ma langue provoque des chocs électriques dans le ventre de la belle. La montée en régime de la respiration et des ronronnements de Gina l’enhardit et bientôt, il pousse la tête pour joindre sa langue à la mienne. Régulièrement, nos bouches se détachent du sexe humide de Gina pour nous échanger un doux baiser parfumé aux saveurs subtiles de son cocon d’amour.

Le cunnilingus en stéréo appliqué à Gina la fait irrésistiblement glisser vers l’orgasme.

Afin que nos plaisirs se prolongent le plus longtemps possible avant de déclencher les explosions de jouissance, c’est moi cette fois qui décide de varier un peu nos divins échanges de douceurs. Comme je le sais doué en la matière, je laisse Raphaël continuer à lécher le sexe de Gina, et tout en gardant ma vulve au contact de la langue de ma chérie, j’ouvre notre triangle, et je descends ma bouche au niveau de la verge de Raphaël. La tension de celle-ci est maximale : je la vois palpiter au rythme de ses battements de cœur, et son sexe me paraît plus imposant que d’habitude. Cela me motive encore plus pour lui prodiguer une fellation comme il aime tant, d’abord tout en douceur et lenteur, pour évoluer progressivement, comme un Boléro de Ravel, vers une intensité et un rythme presque bestiaux, en passant par toutes les variations orchestrales au moyen de mes lèvres, de ma langue, de mes dents et du fond de ma gorge.

Comme je sais qu’il apprécie, je complète l’action de ma bouche par deux doigts pénétrant délicatement son sillon fessier, tandis que mon autre main lui caresse les bourses.

Nos trois corps, vus de l’extérieur, doivent former un curieux assemblage, frénétique et bruyant.

Le cunnilingus de Gina me fait doucement évoluer vers les nuages, alors qu’elle-même partage mon chemin sous les habiles coups de langue de Raphaël.

Sentant l’explosion finale toute proche, nous changeons nos positions : Gina s’allonge sur le dos et je m’allonge sur elle. Puis je relève mon bassin, en prenant appui sur mes genoux écartés et elle vient poser ses jambes au creux de mes bras. Nos deux cocons sont à présent tous près l’un de l’autre. Raphaël se place derrière moi et approche son membre vaillant.

Il entreprend de nous pénétrer alternativement, en présentant son gland à l’entrée de chaque sexe féminin pour l’y enfoncer progressivement en quelques poussées lentes. Chaque fois qu’il s’est introduit jusqu’à la garde au plus profond de l’une de nous deux, provoquant un feulement de la concernée, il ressort entièrement son pénis pour recommencer le même scénario avec l’autre.

Gina et moi basculons doucement dans la folie, nos regards se soudent, nos bouches se mélangent et nos mains se serrent à se faire mutuellement mal aux phalanges.

Finalement, pour nous donner toutes les chances d’exploser ensemble Gina et moi, Raphaël reconnecte nos sexes détrempés avec le double dong, qu’il introduit dans nos petites chattes assoiffées.

Dans la foulée, son sexe gonflé et passablement lubrifié par nos miels intimes, se présente à mon recoin le plus secret pour me pénétrer presque violemment. Je suis électrisée par cette sodomie inattendue.

Il ne nous faut que quelques instants pour exploser tous les trois dans un orgasme atomique.

Les murs ont tremblé….ou était-ce la Terre ?

Finalement, nous nous affalons comme nous tombons, et emmêlés, nous sombrons dans un sommeil réparateur.

Le lendemain, le jour est bien levé et le soleil est franc derrière les tentures lorsque j’ouvre un œil. Gina, allongée nue sur le ventre, littéralement éclatée, dort encore profondément à côté de moi. Raphaël a quitté le lit, sans doute pour préparer le petit déjeuner.

A la vue du joli corps endormi de Gina, je ne peux m’empêcher de lui frôler les cheveux, le visage, les épaules et les hanches, en faisant bien attention de ne pas la réveiller. Ma bouche ne résiste pas non plus à déposer un bisou discret et tout doux sur ses lèvres.

Je reste à l’observer quelques instants en silence, pensive, et, oui….un peu amoureuse. Puis, tout doucement elle ouvre les yeux, et dès qu’elle capte mon regard sur elle, elle me fait le plus beau sourire du monde.

Après quelques tendres câlins et échanges à propos de cette nuit de merveilleux partages, nous nous levons, et nous dirigeons, nues et enlacées vers le séjour.

Déception : pas de Raphaël.

Satisfaction : il a dressé la table et préparé notre Petit Déjeuner : jus d’orange frais, thé et café, viennoiseries et garnitures ainsi que deux jolies fleurs dans un vase allongé, avec un petit mot à notre intention :

Bonjour les filles !

En me levant et en voyant vos deux jolis corps nus lovés et endormis, je n’avais qu’une envie, c’était de vous embrasser tendrement.

A regret, j’ai préféré vous laisser dormir, pour aller chercher de quoi vous faire subir vos gages (Vous n’avez pas oublié, j’espère ?)

Habillez-vous en fonction de la météo froide (mais un peu sexy si possible…).

Soyez prêtes à 11h30, je viens vous chercher pour une visite un peu spéciale de Bruxelles.

Doux bisous, les jolies bichettes et bon appétit !

10h00… Nous mangeons en amoureuses, puis direction la douche, ensemble.

Plus d’une fois, nous manquons de craquer : nous avons du mal à nous savonner mutuellement sans nous précipiter l’une sur l’autre pour replonger dans l’ambiance suave de cette nuit torride. Finalement nous nous séchons et nous nous accordons sur nos tenues : gros pull, mini-jupe, jambières hautes en tricot et bottillons.

11h30, la porte d’entrée s’ouvre, et Raphaël nous rejoint, un sac en plastique à la main.

— Bonjour les filles ! Bien dormi ?

En nous embrassant tendrement.

— Si vous êtes prêtes : en voiture, les deux « Simone » !

Nous voilà partis tous les trois pour une nouvelle aventure, inconnue pour Gina et pour moi….J’adore ! Je connais assez l’imagination de Raphaël pour savoir que nous allons vivre quelque chose de pas banal…

Nous nous dirigeons vers la Capitale. Je fais mine de regarder le contenu du sac, mais Raphaël me le prend des mains.

— Plus tard, la surprise ! Petite vicieuse !

Sa réflexion trouve son écho dans mon ventre et dans mon entrejambe qui s’humidifie aussitôt. Telle que je la connais, je suppose que Gina, à l’arrière de la voiture, ressent exactement les mêmes symptômes.

Arrivé aux portes de Bruxelles, Raphaël gare la voiture au Parking Delta. Après avoir coupé le contact, il pose le mystérieux sac en plastique sur ses genoux et nous demande de lui confier nos portables. Pendant quelques secondes, il les manipule, puis nous les rend. Ensuite il nous donne des instructions :

— Vous allez toutes les deux sortir de la voiture, enlever vos petites culottes, et me les donner.

En chœur, Gina et moi répondons, sur le ton espiègle de sales gamines:

— On n’en a pas !

Sourire de Raphaël. Il ouvre le sac en plastique et en sort deux boîtes : une pour chacune de nous.

— Ce sont les instruments pour vos gages…

Nous ouvrons nos boîtes et découvrons à l’intérieur un objet oblong, tout en courbes, très doux au toucher, qui se termine par une sorte de petite antenne. La boîte contient aussi une petite fiole de lubrifiant. Nous comprenons immédiatement qu’il s’agit  de vibromasseurs connectés, à actionner via un smartphone. J’en ai entendu parler, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’essayer, et Gina, grande collectionneuse de sextoys, étonnamment non plus.

Raphaël nous tire de notre émerveillement :

— Je suppose que vous savez quoi faire de ces jouets, après quoi, nous partirons visiter la ville !

Toutes deux impatientes de vivre cette nouvelle expérience, nous nous hâtons de relever nos jupes, d’enduire nos jouets d’un peu de lubrifiant, et de les insérer dans nos sexes déjà affamés. Le petit gémissement lascif de chacune de nous confirme à Raphaël que nous sommes prêtes.

Nous quittons la voiture et nous nous dirigeons vers la station de métro. Arrivés sur le quai, Raphaël donne ses instructions en attendant l’arrivée de la rame :

— Votre premier gage aura lieu à bord du métro. Vous vous tiendrez debout, face-à-face. Vous vous fixerez du regard. Chacune de vous va manœuvrer son jouet avec son portable. Cela vous donnera l’occasion de vous familiariser avec les sensations. Je vous conseille d’y aller doucement parce que les effets sont assez puissants.

La rame arrive, s’immobilise et nous montons à bord. Gina et moi, nous prenons place sur la plateforme, face-à-face comme demandé. Raphaël se met à peine plus loin, à un endroit d’où il pourra tout à loisir apprécier nos réactions. Heureusement, on n’est ni en semaine, ni en heure de pointe ; ce n’est pas la bousculade, mais bon, il y a pas mal de monde…Cela fait monter notre excitation d’un cran. Si les gens savaient ce que nous nous apprêtons à faire… Comme tous les autres voyageurs, nous sortons nos smartphones et commençons à pianoter dessus. Sauf que nous, c’est pour activer l’application qui gère nos jouets.

On peut choisir le type de vibration, la fréquence et l’intensité. Rien que la lecture de ces mots fait monter mon désir et humidifie mon sexe. Il y a aussi des programmes combinés ou aléatoires, mais ça, on verra plus tard. Pour tester, je décide de faire simple : une vibration linéaire, la fréquence et l’intensité sont réglables de « minimum » à « maximum » via de petites glissières. Je les laisse au minimum pour un premier essai. J’enclenche et « Ouch ! » Je ressens comme une décharge électrique : une vibration, continue, pas intense mais très présente. Délicieuse. Sans m’en rendre compte, je pousse un soupir bruyant et suggestif. Un voyageur l’entend, se retourne et me scrute. Je baisse les yeux. Puis je regarde Gina. Elle en est visiblement au même point que moi. Elle a les yeux légèrement exorbités et penche son buste vers l’avant. Elle aussi a ronronné. C’est presque inhumain, tellement c’est bon. Si je n’écoutais que moi, je rejoindrais illico Raphaël, ou Gina, ou les deux, pour faire l’amour, là dans la rame. Je jette un coup d’œil à Raphaël qui se réjouit du spectacle.

Etant de nature curieuse, dès que j’ai l’impression de plus ou moins contrôler mes réactions, j’augmente la fréquence de la vibration. « Wooooow ! » C’est dingue. Ma respiration s’accélère, mes seins se soulèvent, et haletante, je dois avoir l’air d’une athlète après une finale de 100 mètres. Le voyageur qui avait remarqué mon soupir bruyant, me regarde intrigué. Je constate qu’il est plutôt pas mal : environ mon âge, sportif je suppose, vu sa carrure, le teint mat et des yeux foncés et très expressifs. Mmmmmh ! Je m’en ferais bien un entremet…

Je suis en pleine montée vers un bel orgasme. Je me concentre pour contrôler, mais je ne tiendrai pas longtemps.

Du côté de Gina, il y a du grabuge. En manipulant le curseur d’intensité, un gros roulis de la rame lui a fait pousser le curseur à fond. Elle lâche un premier cri tonitruant, puis un second, à peine moins intense. S’en rendant compte, elle rougit, fixe son regard sur son téléphone, et fait comme si elle venait de lire une nouvelle incroyable, ou de découvrir qu’elle avait gagné au Loto. Elle est bonne comédienne et convaincante, puisque les voyageurs ne réagissent pas.

Juste avant que nous arrachions toutes les deux nos vêtements, Raphaël nous rejoint, visiblement émoustillé, pour nous annoncer que nous descendons à la prochaine Station : « De Brouckère ». Ouf ! Extinction des jouets. Mais pas des envies…

Raphaël nous emmène hors de la station de métro pour faire découvrir à Gina le joyau de Bruxelles : la Grand Place. Avec nos accessoires toujours ancrés dans nos intimités.

A notre arrivée sur la Place, celle-ci est noire de monde. Evidemment, un samedi, en début d’après-midi, les autocars ont débarqués des centaines de touristes, sans compter que de nombreux belges, fiers de leur patrimoine, aiment comme moi y flâner et contempler, le nez en l’air, cette merveille de l’architecture. Raphaël nous annonce :

— Nous voici en place pour votre deuxième gage. Celui-ci sera un peu plus difficile : vous allez vous échanger vos portables, et donc chacune de vous commandera le jouet de l’autre.

Gina, toute impressionnée par la majesté de l’endroit n’a probablement pas capté l’explication de Raphaël, et, sans y prêter plus attention, elle échange son portable avec le mien.

Pour lui faire une petite plaisanterie, je démarre l’appli, et monte immédiatement les deux curseurs à mi-chemin. Gina pousse un cri rauque et profond, attirant l’attention des personnes à proximité, la supposant impressionnée par la beauté architecturale. Hé ! Hé ! S’ils savaient…

Elle continue de feuler comme une louve, les deux mains crispées sur son entrejambe. Un passant, sans doute un autochtone, l’apostrophe:

— Ça va Madam’ ? Œï ! Œï ! Besoin d’un coup d’main ?

Gina, dans l’impossibilité de répondre, au risque de pousser encore des cris de bête, lui fait signe de la main que tout va bien. Il s’éloigne.

Hilare, je diminue les curseurs. Là, Gina comprend et me fixe intensément : elle rumine déjà une vengeance…

Pour troubler sa créativité, je lui envoie quelques vibrations. Surprise, elle lâche un gémissement déchirant.

Mais à ce moment précis, elle manœuvrait déjà l’appli sur mon téléphone, et sa réaction lui a fait pousser à fond les curseurs qu’elle manipulait. Résultat : j’ai l’impression de me faire désintégrer le sexe. La vibration intense et rapide vient s’ajouter à toutes les sollicitations sexuelles déjà ressenties aujourd’hui et font réagir toute ma personne, de la racine des cheveux jusqu’à l’extrémité de mes orteils. Des images torrides défilent en mode accéléré dans mon cerveau, mes tétons se tendent fort et vont sans doute percer mon gros pull. Toute la zone de mon sexe est inondée et l’humidité dégouline le long de mes cuisses. Ma respiration est très intense et il m’est impossible de retenir mes cris. Heureusement, Gina redescend les curseurs, sans quoi j’aurais connu mon premier orgasme en plein milieu de la Grand Place…Quoique…Si ma mémoire est bonne, Raphaël et moi nous y avons déjà échangé des caresses appuyées et plus.

Nous avons toutes les deux encore envie de jouer, de nous faire vibrer mutuellement, de scruter sur le visage de l’autre les réactions aux ondulations imposées et les expressions de l’orgasme naissant. Pour mieux profiter du gage, nous nous entendons pour manœuvrer l’appli chacune à son tour, selon une méthode nous permettant d’être relativement discrètes dans la foule pendant que nous jouons : celle qui manipule l’appli fait semblant de prendre des photos de l’autre qui peut dès lors gesticuler en subissant les vibrations, comme si elle prenait des poses pour les clichés. Quant aux réactions sonores, on n’a pas trouvé de truc, donc on va assumer. Nous faisons le tour de la Place en nous infligeant à tour de rôle l’ensemble des programmes existants, accumulant encore plus de désir en nous.

En voyant nos airs de démones du sexe, Raphaël met fin au jeu.

— Fin du deuxième gage. En route pour le troisième…

Nous reprenons la direction de la Place de Brouckère. Gina et moi avons les jambes en coton et avons toutes les deux une folle envie de faire l’amour. Là. En plein jour et en pleine rue.

Raphaël se dirige vers l’Hôtel Métropole, il s’arrête face au portier pour nous inviter galamment à y entrer. Puis, il nous oriente vers le Café Métropole, un grand café dans une salle énorme, décorée à l’ancienne et parsemée d’ilots de sofas en cuir de style Chesterfield. Chaque sofa fait un arc de cercle autour d’une table garnie de deux ou trois fauteuils individuels supplémentaires. Raphaël opte pour la table la plus éloignée, dans un coin jouxtant la cheminée en marbre, monumentale et ornée d’un gigantesque miroir.

Il nous propose de prendre place tous les trois dans le sofa, lui au milieu, Gina et moi de part et d’autre.

Nous consultons la Carte, nous commandons des gâteaux et des boissons, et un garçon un peu maniéré nous apporte le tout.

Raphaël nous annonce :

— Pour le troisième gage, vous allez me donner vos portables, et cette fois, c’est moi qui serai aux manettes.

Nous jetons un coup d’œil aux alentours pour constater qu’il n’y a pas grand monde, et que les convives les plus proches sont à une dizaine de mètres de nous. Ouf ! En plus, vu que nous sommes installés dans un angle de la salle, la vue de ce coin depuis les autres tables occupées est bien réelle, mais toujours tronquée, quel que soit l’endroit d’où l’on regarde.

Raphaël décide de jouer alternativement avec chacune de nous, afin que l’autre profite aussi du spectacle. Il commence par moi. Il lance un programme appelé « aléatoire », mais laisse dans un premier temps l’intensité et la fréquence au minimum. Je repars à la seconde dans un tourbillon, une tornade, un ouragan de sensations. J’ai la bouche grande ouverte, comme un poisson fraîchement pêché cherchant à survivre. Gina me regarde fixement, et pour autant que je puisse m’en rendre compte dans l’océan de mes sensations, ses yeux pétillent d’amour. Je grogne, gémis, pousse de petits cris, respire bruyamment, en fonction des variations du programme.

Raphaël ne me lâche pas des yeux : il est très attentif à me maintenir au seuil d’un orgasme qui serait explosif, et donc très bruyant. Il manie les curseurs en fonction de mes réactions, même les plus subtiles, en augmentant l’intensité ou en coupant net, juste avant que je ne succombe. L’espace d’un instant, parmi la foule d’images obscènes qui défilent à grande vitesse dans ma tête, je l’imagine Commandant d’un paquebot de croisière, maîtrisant avec toute sa science et un doigté millimétré l’approche finale et l’accostage au quai du port, pendant qu’à genoux devant lui, je le suce avec conviction.

Entretemps, un groupe de touristes asiatiques est apparu dans la salle, guide en tête brandissant son parapluie, et semble se diriger vers une grande table voisine de la nôtre, mais finit par s’éloigner. Raphaël, après une courte pause, redémarre les vibrations pour me faire remonter sur l’échelle de Richter, pour la enième fois de la journée. Je renonce à maîtriser cette vague supplémentaire. Aux grands maux les grands remèdes, mes deux mains se précipitent à l’assaut de son pantalon, dégrafent la ceinture, le bouton et la braguette, écartent le boxer pour faire apparaître l’objet de ma convoitise, et je me laisse aller sur le côté. J’ai à peine le temps d’enfoncer son gros membre dans ma bouche que mon orgasme éclate dans ce bâillon improvisé. Mon corps, à présent invisible des étrangers, convulse de bonheur. Mes cris étouffés, aidés des spasmes incontrôlés de ma langue lui font vibrer le gland. Comme quoi, chacun aura eu sa dose de Vibes aujourd’hui !

Je mets un certain temps à redescendre sur terre, ma bouche empalée sur le sexe tendu de mon compagnon un peu surpris mais certes satisfait. Finalement, je récupère figure humaine et me rassied en position normale.

C’est maintenant au tour de Gina, et je comprends immédiatement qu’elle aussi va rapidement être en surrégime. Je la connais si bien, ma Gina…. Lorsqu’elle est toute proche d’exploser comme un feu d’artifice, elle ne contrôle plus les mouvements de son délicieux petit corps. Et c’est le cas…

Après à peine quelques manipulations par Raphaël, tous les signaux de Gina annoncent l’imminence d’un cyclone orgasmique. Elle m’adresse un regard que je comprends : j’acquiesce en hochant la tête et en souriant. Elle se laisse aller sur le côté, bouche en avant, et elle empale sa bouche sur le phallus toujours dressé de Raphaël pour une fellation d’enfer. Stimulé par son point faible, Raphaël redouble de zèle à titiller le sexe de Gina via son application électronique. Comme prévu, Gina explose, soumise aux soubresauts de tous ses membres. Plus étonnant, voilà que Raphaël grommelle comme un marcassin. Evidemment ! La langue hyper agile et douée de Gina attaque de toute part son sexe si réceptif, et il éjacule consciencieusement dans la bouche de Gina, dont le corps redouble de spasmes incontrôlés. Normal : Gina aime la fellation par-dessus tout.

Elle garde la position encore un instant, le temps de récupérer de la tempête qui lui a ravagé le sexe et le cerveau, et d’absorber soigneusement le résultat de l’orgasme de Raphaël. Finalement elle se redresse, un peu échevelée et les yeux chavirés. Et tout naturellement, elle termine de déguster le gâteau qu’elle avait entamé.

Les gages sont à présent terminés et ont enchanté chacun de nous. Nous en parlons et nous rions des anecdotes vécues. J’explique aussi en détail mon ressenti de cette expérience : j’ai beaucoup apprécié la diversité des programmes de vibration, et l’absence de contrôle lorsque le jouet est manipulé par autrui. Gina, de son côté, précise que comme chaque fois que c’est le cas, elle est très excitée par l’aspect public de cette expérience, avec le stress et l’adrénaline qui augmentent d’autant plus le plaisir généré et la force de l’orgasme déclenché. Je termine malgré tout sur une petite note de regret de ne pas pouvoir vraiment faire l’amour après ces préliminaires mirifiques. Gina abonde dans mon sens. Raphaël conclut en souriant :

— La journée n’est pas finie, mes jolies affamées… Nous trouverons bien encore une opportunité de vous assouvir…

Sur ce, Raphaël va régler les consommations au bar pendant qu’à regret, nous rangeons nos jouets.

Nous reprenons notre visite des points d’intérêt aux alentours, parmi lesquels, bien entendu, le Manneken Pis, la Bourse, quelques rues commerçantes ainsi que le quartier de la rue des Bouchers.

Nous faisons étape dans un restaurant typique pour faire déguster à Gina quelques spécialités culinaires belges. Gina et moi sommes sur une banquette et Raphaël nous fait face. Notre après-midi nous a mises en appétit. Culinaire et sexuel. Nos bouches et nos mains se font baladeuses sur le corps de l’autre. Ne voulant pas laisser Raphaël en reste, même s’il profite de notre joli spectacle de caresses, je me déchausse, et sous la table, mon pied entame une inspection explicite du bas de son corps. Nous sommes tous les trois clairement en attente d’étreintes lascives, de caresses insistantes et de sexe imaginatif. A la fin du repas, Raphaël nous lance :

— Les filles, vous avez brillamment exécuté vos gages. Je n’avais aucun doute à ce sujet. J’ai donc prévu une surprise supplémentaire pour nous trois, toute la nuit si vous le voulez, juste après ce repas.

Je connais suffisamment bien mon Raphaël pour décrypter à ses mots et surtout à son ton que nous allons assouvir nos envies sexuelles à satiété. Tous les trois.

Jusque-là, notre week-end est parfait. Aucune discussion ni prise de tête: tout se déroule de façon spontanée, naturelle et respectueuse. Cela correspond à mon état d’esprit actuel : j’ai un peu le spleen de ma vie au loft avec Gina et les autres, mais je suis heureuse avec l’homme de ma vie, qui est aussi ouvert d’esprit que moi. Notre relation est solide : nous sommes fusionnels et à l’écoute l’un de l’autre. On accepte nos différences, on les respecte, et mieux : on implique son partenaire dans un joli partage. Gina aussi est libre d’esprit et elle approuve mon choix de vie, avec un peu de nostalgie de nos années de folie.

C’est dire si chacun de nous trois a hâte de se plonger dans la surprise de Raphaël…J’essaie d’en savoir plus :

— Qu’est-ce que mon chéri a prévu pour son Auxane adorée et pour son amie Gina?

— Top secret…

Nos curiosités féminines un peu frustrées, nous redoublons entre filles de bisous et de caresses, nos esprits pleins de rêves quant à la suite…

Le repas terminé, nous sortons du restaurant et Raphaël ouvre la marche vers l’étape « surprise ». Nous repartons vers la Grand Place où nous empruntons une ruelle sur la droite de l’Hôtel de Ville.

Je m’inquiète un peu de voir plein de véhicules de police et au fond de la rue à gauche, une enseigne lumineuse « Police » : j’espère que Raphaël n’a pas l’idée folle de nous faire passer une nuit torride au cachot….Quoique, ça pourrait être intéressant….Mais Raphaël oblique vers l’entrée de l’hôtel Amigo. Juste avant d’arriver à hauteur du portier, il se retourne vers nous :

— J’ai réservé une Suite dans cet hôtel pour une nuit de folie, les filles !

Je fonds….et Gina aussi !

Nous passons à la Réception. Raphaël s’inscrit et prend la clé. Nous voilà partis pour la Suite Magritte, avec quelques frôlements furtifs en chemin.

Un rapide tour de la Suite nous confirme qu’elle est splendide. Il y a une salle de bain gigantesque, un salon spacieux avec un bar bien garni, et une chambre somptueuse avec un lit King Size et une méridienne confortable face au lit…

Malgré notre soif de sexe, nous décidons d’encore un peu temporiser pour mieux attiser les brasiers qui couvent en nous. Nous nous installons dans le salon, et Raphaël nous concocte des cocktails au bar. Avant même de s’installer dans un des profonds sofas, Gina, comme à son habitude lorsqu’elle se sent bien, se déshabille complètement. A cette occasion je me délecte à nouveau de son joli corps tonique qui m’a déjà donné tant de plaisirs. Du coin de l’œil, j’aperçois Raphaël qui n’en perd pas une goutte et apprécie.

Pour retrouver les sensations de l’époque où Gina et moi vivions le plus souvent nues avec nos amies dans notre loft parisien, je fais comme elle, et toute nue, je la rejoins sur le sofa. Vu la situation, Raphaël se déshabille lui aussi et nous apporte les cocktails nu, et visiblement déjà très inspiré par nos corps dénudés. Il s’installe sur le sofa face à nous et nous trinquons. A peine les verres posés sur la table basse, Gina reparle du plaisir qu’elle a connu avec les trois gages et le jouet :

— J’adore les jouets, vous le savez. Mais celui-là, c’est vraiment génial. J’ai vécu des sensations et des orgasmes extraordinaires…

Raphaël embraie :

— Je suis très content que cela t’ait plu Gina ! Auxane aussi adore ce jouet. Nous pourrons recommencer à jouer, même une fois que tu seras repartie sur Paris. Il suffira d’avoir une connexion internet et du wifi et à nous les sensations à distance…

Gina et moi, en chœur :

— Génial !

Nous trinquons à cette belle perspective, puis Gina prend la parole :

— J’ai terriblement envie de faire l’amour avec vous deux, Auxane et Raphaël ! Pour faire durer le plaisir, je voudrais vous demander une petite faveur…

— Dis-nous…

— Lorsque nous avons visité la chambre, j’ai remarqué cette méridienne face au grand lit. Mon plus grand plaisir serait de m’y installer et de vous regarder tous les deux vous câliner…

A cette idée, je sens déjà plein de papillons dans mon ventre, et je réponds :

— Moi, ça me plaît et je suppose que Raphaël sera partant. Je souhaite simplement que, le moment venu, tu nous rejoignes…

— Avec plaisir…J’espère ne pas craquer après trois minutes à vous regarder…

Raphaël confirme qu’il aime beaucoup cette idée. Du reste, ce n’était pas nécessaire puisque son sexe l’avait déjà validée en se dressant fièrement…

Lorsque nos verres sont vides, Raphaël se lève, nous rejoint et nous tend la main pour nous inviter à rejoindre la chambre. Avant de prendre sa main, une pulsion incontrôlable me pousse à empoigner son membre et à le prendre en bouche. Gina se penche vers mon visage, et sa langue gratifie le sexe de Raphaël de caresses humides. A regret, et pour ne pas finir sur la table basse, nous abandonnons l’épieu de Raphaël, qui nous conduit dans la chambre. Il installe délicatement Gina dans la méridienne, comme elle l’a demandé, puis il m’emmène au pied du lit où, debout, il me prend dans ses bras pour une étreinte enflammée et un long baiser amoureux ponctué de caresses le long de mon dos et sur mes petites fesses. Je réagis très vite en relevant une jambe et en la crochant derrière ses reins. Dans cette position, les imperceptibles mouvements de nos bassins envoient des électrochocs dans nos sexes et nos cerveaux.

Je me défais de l’étreinte, je pousse Raphaël vers l’arrière et il tombe assis sur le lit. Très doucement, comme une esclave vénèrerait son Maître, je me mets à genoux devant lui et je reprends la fellation que j’avais commencée dans le salon.

J’englobe son gland, lui caresse la hampe et les testicules de mes doigts qui se font aussi légers que des libellules. J’interromps juste un instant la caresse de mes doigts pour empaler ma bouche d’une poussée lente, le plus loin possible sur son sexe, dont l’extrémité vient bousculer ma luette pour violer ma gorge. Puis je me retire, et mes doigts reprennent leurs papillonnements. Sentant sa résistance faiblir après quelques minutes de ce traitement, Raphaël me relève, et m’aide à m’étendre sur le lit. Il m’installe en douceur sur le dos et se couche à mes côtés. Sa main caresse mes cheveux, puis ma joue. Il passe un doigt sur ma bouche, et j’en profite pour le happer entre mes lèvres et le sucer. Puis sa main reprend son exploration le long de mon cou, descend cueillir un de mes seins, et le caresse délicatement en titillant le téton qui se redresse immédiatement. Sa main honore l’autre sein des mêmes douceurs, puis descend vers mon ventre et s’arrête à hauteur de mon nombril pour y dessiner des volutes circulaires. Entretemps, sa bouche a rejoint la mienne pour un baiser pénétrant, à la fois doux et violent. Puis il se redresse et ses deux mains partent maintenant à la conquête de mes jambes. Ses doigts parcourent chaque parcelle de celles-ci : les cuisses, les genoux, les mollets, puis mes chevilles pour terminer par mes pieds. Sa bouche vient amoureusement me suçoter un orteil.

Ensuite, ses lèvres remontent mon pied, mes chevilles en y déposant de tendres bisous. Ses doigts reprennent leurs caresses, à l’arrière de mes jambes cette fois. Les mains et la bouche de mon homme remontent lentement en direction de mon triangle de Vénus. Arrivée là, sa bouche dépose un baiser un peu plus appuyé, puis reprend son chemin vers le haut de mon corps, laissant à ses mains le soin d’explorer la zone de mon sexe dans ses moindres recoins. Lorsque ses lèvres, passées par mes tétons pour encore les agacer, arrivent sur les miennes, ses doigts agiles caressent suavement mes lèvres intimes et mon clitoris. Ces caresses divines me font haleter et gémir de bonheur. Lorsque Raphaël sent que je vais me laisser aller à un orgasme, il s’arrête. Il m’invite à me placer à genoux sur le lit et disparaît derrière moi. Puis je vois son visage réapparaître entre mes jambes. Il prend mon bassin de ses mains et m’invite lentement à m’asseoir sur sa bouche, pour m’infliger un délicieux cunnilingus dont il a le secret et qu’il accompagne de caresses sur mes fesses. Je ne m’étais pas rendu compte qu’en me plaçant à genoux sur le lit, il a pris soin de me positionner pile face à Gina. Celle-ci, confortablement alanguie dans sa méridienne dans une pose complètement impudique, ne perd pas une miette du spectacle et se caresse : une main câline ses seins, l’autre taquine avec insistance son clitoris. Nos regards se croisent et se fixent. Nos yeux sont proches de chavirer sous les délices appliqués à nos corps. Nous respirons toutes les deux bruyamment et nos gémissements ponctuent le silence régnant dans la Suite. La langue de mon homme s’acharne sur mon clitoris et mes lèvres, mon sexe s’inonde du mélange de sa salive et de mon suc d’amour. Me sentant prête à m’abandonner à une transe orgasmique monumentale, il s’arrête, et se retire. Il me met à quatre pattes et se place derrière moi : je comprends qu’il va me prendre en levrette, un autre de mes délices, et dans cette perspective, je cambre mon dos au maximum. Je sens avec délectation le sommet de sa hampe butter à l’entrée de mon sexe. Je ronronne déjà en anticipant le prochain plaisir. Raphaël agrippe mes longs cheveux et, délicatement mais fermement, il les tire à lui, me faisant ainsi m’empaler sur son pieu de chair toute chaude. Je relève la tête dans un râle sans retenue, et mes yeux se refixent dans le regard de Gina qui réagit de plus en plus intensément à ce spectacle et aux caresses frénétiques de ses mains. Raphaël a entrepris des va-et-vient qui alternent des pénétrations lentes et superficielles avec de véritables assauts de mon sexe qui est alors embroché jusqu’à la garde. Mon esprit s’embrouille, je crie, je hurle, je suis prête à éclater en sanglots à force d’être submergée de plaisir.

Dans un bref moment de lucidité, j’invite Gina des yeux et de la main à nous rejoindre. Elle ne se fait pas prier, et s’assied devant moi, les jambes de part et d’autre de ma tête, m’invitant de la sorte à lécher sa petite chatte délicieuse, comme j’ai toujours tant aimé le faire. Je m’y applique de mon mieux, pendant que Raphaël continue de me pénétrer consciencieusement de toute la longueur de son sexe. A chacun de ses coups de boutoir, ma langue s’enfonce profondément dans le cocon d’amour de Gina.

Je ne sais pas combien de temps ça a duré ; j’ai perdu conscience du temps, de l’espace, de mon corps, de tout. Je ne suis plus que jouissance. J’entends vaguement Gina entrer de plein pied dans le même genre de folie que moi à grands renforts de cris et gémissements. Son sexe s’humidifie d’autant plus, dispersant le doux parfum de son délicat nectar dans ma bouche qui s’en délecte.

Raphaël est lui aussi au bord de l’explosion, et sentant qu’il ne pourra pas tenir plus longtemps, il accélère la cadence et nos montées vers l’orgasme.

Finalement, dans un hurlement bestial, il jouit abondamment, et je sens mon sexe se remplir de son sperme chaud. Mon orgasme éclate presqu’en même temps. Je jouis monstrueusement, et mes cris s’étouffent dans le sexe de Gina qui explose à la suite, sous les vibrations de mes hurlements d’agonie.

Nous restons dans un premier temps tous les trois sans bouger, le temps de récupérer un minimum nos esprits. Puis, Raphaël et moi tombons mollement allongés de part et d’autre de Gina qui semble maintenant inanimée après la frénésie des spasmes de son orgasme.

Nous nous serrons contre son corps et empreints de légèreté, nous nous assoupissons tous les trois un moment.

Nos libidos, bien entamées mais pas assouvies nous tirent de notre légère léthargie. Gina fait monter la tension d’un cran :

— Ma petite Auxane chérie, j’ai envie de ton joli sexe dont j’aime tant les saveurs. Comme Raphaël le faisait si bien tout à l’heure…

Titillée par cette perspective, je suis conquise par cette idée, surtout sachant combien Gina est douée avec sa langue et ses lèvres… Je me mets donc à genoux, dos à la tête de lit et j’enjambe le visage de Gina pour venir poser mon sexe sur sa bouche. Ses lèvres et sa langue s’activent immédiatement dans un savant mélange de frôlements infimes et de caresses plus pénétrantes, qui me font un tel effet que je me penche vers l’avant pour approcher mon visage du mont de Vénus de Gina que je couvre de petits baisers. Pendant que la bouche de Gina continue à câliner mon cocon d’amour, j’envoie deux doigts à la découverte de son fourreau intime. Après avoir exploré ses lèvres et son clitoris, je pénètre son sexe avec mes deux doigts crochés, bien décidée à gentiment violenter son point G. Nous sommes toutes les deux déjà en surchauffe, haletantes et gémissantes, et malgré mon application, je remarque que nos jeux ont réveillé Raphaël qui regarde amoureusement nos ébats. Et je vois que son sexe a profité de notre micro-sieste pour retrouver toute sa vigueur. Peut-être encore plus qu’avant…Je jette un regard à Raphaël, lui fait un clin d’œil, puis je dirige mon regard vers la petite chatte de Gina. Raphaël comprends et se lève pour nous rejoindre.

Entretemps, l’action de mes doigts sur le point G de Gina la fait littéralement grimper aux rideaux et elle explose dans un orgasme astronomique, qui semble ne jamais vouloir s’apaiser et qui m’inonde la main de jaillissements saccadés. Moi-même, je commence à perdre le contrôle de mon sexe soumis aux divins supplices prodigués par la bouche de Gina. Je trouve malgré tout encore le moyen de gober le sexe de Raphaël qui est à portée de ma bouche. Je le suce avidement, le temps de retirer mes doigts du sexe de Gina, puis j’agrippe la base du sexe masculin, décidément énorme cette fois, et je le guide vers la grotte de Gina, que je poignarde lentement. Je sens l’effet immédiat sur Gina qui pendant un instant a du mal à se concentrer sur ses caresses buccales dans ma fourche d’amour. Elle pousse un gémissement de bête blessée lorsque son sexe a complètement absorbé celui de Raphaël. Celui-ci commence alors à se bouger, d’abord délicatement, pour ne pas trop brusquer Gina qui est relativement étroite. Je laisse mon visage aux premières loges de cet accouplement, trop occupée que je suis à profiter des délices de la bouche de Gina qui est maintenant focalisée sur mon clitoris. Je gémis, la bouche ouverte. Raphaël sentant un peu de résistance autour de sa hampe malgré la lubrification produite par l’action de mes doigts, se retire complètement du sexe de Gina pour enfoncer quelques fois son gros membre dans ma bouche. Les saveurs de Gina sur ma langue achèvent de bousculer ma résistance et je jouis comme une folle. Tout mon corps tremble et je suis tétanisée par cet orgasme.

Raphaël s’est déjà retiré de ma bouche et pénètre à nouveau Gina, en l’empalant jusqu’à la garde et en accélérant progressivement le rythme.

Encore sur mon nuage d’après-orgasme, je relève à peine que Raphaël ressort régulièrement sa verge palpitante du sexe de Gina pour venir l’humidifier un peu plus dans ma bouche. A chaque fois je m’applique à le gober profondément et à activer ma langue le plus possible. Puis, après chacun de ces traitements rapides, il empale de nouveau Gina de toute sa longueur. Sous mon corps, je sens Gina perdre complètement le contrôle du sien, et ses cris s’échappent sans retenue. Déchirants d’intensité. Comme quelqu’un qu’on assassine. J’envoie mes doigts explorer le sillon de ses fesses, et encouragée par ses cris qui redoublent, je pénètre d’un coup son recoin le plus secret de deux doigts encore couverts de son humidité.

Là, notre Gina, elle nous a définitivement quittés. Ses cris se muent en une sorte de chant lyrique ou de solo d’opéra, une mélopée ponctuée de mots incompréhensibles exprimés avec force.

Et au son de cette mélodie envoûtante, Raphaël rugit, jouit et inonde copieusement le ventre de Gina, dans un très long orgasme.

Incapables du moindre mouvement, nous restons un long moment dans la même position, nos corps empilés les uns sur les autres.

Anéantis par la force de nos orgasmes, nous trouvons à peine l’énergie pour nous recoucher côte-à-côte, avec Gina au milieu. Moi et Raphaël posons chacun une main affectueuse sur le joli corps désarticulé de Gina et nous nous endormons.

Après une nuit pleine de beaux rêves, je m’éveille à la lumière du soleil qui transperce les tentures de la Suite.

Gina, à côté de moi, dort encore. On dirait un ange. Son sommeil est paisible et serein.

Raphaël vient de se lever pour appeler la Réception et commander le Petit Déjeuner en Room Service.

Gina s’éveille finalement, en s’étirant avec un grand sourire et un petit gémissement de satisfaction. Elle embrasse chacun de nous, accompagnant ses baisers d’un « Bonjour » chantant.

Le Room Service s’annonce à la porte de la Suite, qui s’ouvre à notre signal. Un chariot apparaît avec dessus un plateau rempli de bonnes choses. Nous prenons notre Petit Déjeuner nus au lit, en silence, en échangeant simplement des regards tendres et complices.

Nous prolongeons ce moment magique le plus longtemps possible, pour en profiter à fond.

Lorsque le plateau n’est plus qu’un champ de bataille, nous nous dirigeons vers la salle de bain et nous prenons notre douche ensemble, en nous savonnant mutuellement en mode « body-body », prétexte aussi à quelques caresses évasives, plus amitieuses que sexuelles cette fois. Quoique…

Et puis dimanche, en début de soirée, arrive le moment tant redouté : nous raccompagnons Gina à la Gare. Le silence est lourd dans la voiture. Nous avons vécu un week-end extraordinaire, nous avons tous les trois des étoiles plein les yeux. Mais le départ de Gina nous brise le cœur.

Sur le quai, Gina lance quelques mots :

— Auxane et Raphaël, je garderai un souvenir inoubliable de ces deux jours. Je vous aime, je vous admire, je vous….

Elle ne finit pas sa phrase. Il n’y a plus qu’un gros sanglot, et plein de larmes qui inondent son visage. Je lui prends la main. Raphaël l’étreint gentiment et l’embrasse affectueusement. Puis vient mon tour de lui dire au revoir, dans une séquence inverse de celle de vendredi à son arrivée : un baiser profond amoureux, puis un bisou chaste sur les lèvres, et encore vite un dernier petit bisou amical sur la joue, juste avant que nos doigts ne se desserrent et que nos mains ne se quittent.

Au revoir Gina ! A bientôt…

Courte mais intense, c’est bien aussi!

Textes

Je ne sais pas ce qui m’a pris.

Par cette belle journée d’été, ensoleillée et chaude, je me balade seule sur la digue peu fréquentée en ce jour de semaine.

Je suis habillée légèrement : un chemisier très long en voile transparent par-dessus mon string. Rien d’autre. Pour profiter pleinement des rayons du soleil et de cette petite brise subtilement rafraîchissante.

Le soleil me réchauffe et la brise plaque mon chemisier sur mon corps, provoquant une délicate caresse du voile sur mes tétons dressés effrontément.

La sensation de bien-être me pousse à m’arrêter au beau milieu de la digue et sans l’ombre d’une hésitation, de retirer mon string au risque d’être vue.

Je peux à présent reprendre ma promenade, mon string à la main comme une simple pochette, et je laisse la brise jouer avec le voile sur tout mon corps.

Quel délice.

000 String

 

Courte mais intense, c’est bien aussi!

Textes

Je voulais que tu me surprennes.

Tu m’as véritablement faite tienne.

Je deviendrais ton esclave sexuelle.

Tu m’as privée de ma vie de donzelle.

J’espérais être brutalisée et ligotée.

Tu m’as dénudée, étranglée et violée.

J’aspirais à un futur définitif et scellé.

Tu as cadenassé ce terrible collier.

Je ne serais à tout jamais que tienne.

Sans un seul regret, tu as jeté la clé.

Puis, tu m’as prise comme ta chienne.

J’ai aimé ton sabre dans mon étui damné.

Je t’appartiendrai pour l’éternité.

000 Collier

SCOOP! Mon texte est le grand gagnant!

Textes

J’ai participé à un Appel à Texte avec une nouvelle inédite sur le thème du baiser et des jeux coquins entre adultes, se déroulant en différents endroits publics et touristiques de Bruxelles.

B-Sensory annonce sur son site:

« Jeu, sexe et… gagne ! Bravo à Auxane d’Aumale qui remporte l’appel à textes organisé avec les Jeux coquins Lebisou sur le thème du baiser. Une nouvelle érotique à découvrir gratuitement pendant 7 jours via l’application B.Sensory ! »

Rendez-vous sur:
https://www.b-sensory.com/jeu-sexe-et-gages.html

Et suivez les instructions simples. Il suffit de créer (gratuitement) un compte sur la plateforme, de charger (gratuitement pendant une semaine) mon texte « Jeu, sexe et gages » pour pouvoir le lire sur PC, ou tablette, ou téléphone portable (sans charger de nouvelle application).

Bonne lecture!

Image Jeu sexe et gages

CommandeExtrait

Courte mais intense, c’est bien aussi!

Blog, Textes

Je suis restauratrice. Je gère une brasserie dans le centre-ville.

Je suis très stressée et je travaille trop.

L’heure de la fermeture approche. Le dernier client attablé demande l’addition.

Lorsque je la lui apporte, je me donne la peine de remarquer qu’il est bel homme.

Mais au fait : pourquoi est-il seul à table? Une femme aurait-elle ruiné son projet de dîner aux chandelles ?

Par-dessus sa carte bleue, je croise son regard triste mais malicieux. Je suis troublée.

En chemin vers la cuisine, je fais volte-face et je me redirige droit vers sa table.

Mon médecin m’a dit de faire du sport et de me ménager des plages de détente.

Ce soir, je vais le prendre au mot.

Je m’arrête à un mètre et sensuellement, j’effeuille mon tailleur-jupe noir.

Il me contemple ébahi et admiratif.

A peine couverte de ma parure de dentelle et de mes bas, je monte sur la table à l’opposé de lui, et à quatre pattes, je m’approche de l’homme, au ralenti, dans une démarche féline.

Arrivée à son contact, je m’arrête et le fixe, comme un chat guetterait la souris convoitée.

Dans un souffle, je lui murmure :

« Je vous propose les mignardises et la liqueur. C’est offert par la maison. »

Et nous allons déguster tous les délices, à même la table.

000 Resto

Les Inconnues Rouges

Textes

Par souci de discrétion, j’ai pris un taxi pour me rendre à cet endroit.

Sans doute aussi pour bien marquer la rupture par rapport à ma vie habituelle.

Et me voilà sur le trottoir, avec ma grosse valise, face à cette entrée cochère. Derrière, j’aperçois le parking en gravillons avec deux voitures stationnées, et en arrière-plan, une bâtisse relativement quelconque, anonyme et discrète comme peut l’être une maison familiale.

J’ai l’impression de rentrer de plein pied dans une nouvelle vie.

De faire un gigantesque saut dans le vide.

Ce sera une journée de grande première : donner rendez-vous à un homme dans un Love-Hôtel pour vivre des expériences sexuelles originales.

Comment ça va se passer ? Est-ce que je serai à la hauteur ? Quelle sera sa réaction, à lui ?

Le scénario que j’ai prévu pour cet après-midi est complètement inédit pour moi. Je vais successivement rentrer dans la peau de trois inconnues qui vont se déchaîner avec cet homme.

J’ai tout préparé, jusque dans les moindres détails. Via internet, j’ai réservé deux chambres contiguës au dernier étage de ce Love-Hôtel. Les portes des deux chambres sont les seules sur ce dernier palier.

Il y a une chambre « Rouge » et une chambre « Noire ». Les noms des chambres décrivent l’ambiance générale : chacune est intégralement décorée à la couleur du nom qu’elles portent. Les murs, le plafond, le sol, le mobilier, les tentures, la parure de lit, la déco, le moindre détail : tout est unicolore.

La Rouge sera ma loge, mon vestiaire.

La Noire sera celle de nos aventures.

Je suis très agréablement surprise par ces chambres : elles sont bien décorées, elles sont très propres et il y règne une odeur très agréable. Je m’attendais à éprouver un haut-le-cœur en arrivant dans une espèce de lupanar glauque et délabré, ou pire, mais je dois reconnaître que c’est impeccable.

Il y a quelques jours, j’ai envoyé à l’homme des instructions. Brèves, mais précises. Par la poste. Toujours par souci de discrétion.

Rendez-vous le mardi 9 janvier à 14h00 à l’Hôtel La Maison des Couleurs, chambre « noire ».

Votre dress-code : tout en noir.

Vous allez rencontrer plusieurs femmes.

Il vous est formellement interdit de les toucher ou de leur parler.

Elles par contre pourront vous toucher, et elles auront le plein contrôle sur le fil des événements.

Laissez-les faire, ce sont des expertes.

Si, à un moment donné, elles éprouvaient l’envie d’avoir un orgasme, n’intervenez jamais : elles le provoqueront d’elles-mêmes.

Le temps de régler la location par une sorte de judas au rez-de-chaussée, je monte avec ma valise vers le « théâtre des opérations ».

Arrivée dans la chambre Rouge : je hisse ma valise sur le lit et je l’ouvre.

Pour commencer, je me munis du haut-parleur Bluetooth, ainsi que des deux bouteilles de Pinot Noir et des verres pour aller installer tout cela dans la chambre Noire. J’en profite pour régler tous les éclairages au strict minimum, laissant la chambre dans une semi-pénombre : juste ce qu’il faut de lumière pour tout apercevoir, mais sans plus.

Revenue dans la chambre Rouge, je sors le pc, le branche et je prépare mes playlists de musiques.

Puis je m’attaque à la préparation de mon premier personnage : je vais prendre l’apparence d’une geisha contemporaine.

Je commence par apposer des lentilles colorées sombres sur mes yeux. Obligatoire : mes yeux d’un bleu profond ne seraient pas très crédibles pour une asiatique….

Puis je passe au maquillage : j’appose un fard sombre pour creuser mes joues et faire saillir mes pommettes qui elles, sont poudrées dans une teinte pâle, presque blanche, comme le reste de mon visage.

Je m’autorise même une petite fantaisie : une tâche de beauté sur la pommette gauche.

Je soigne tout spécialement le grimage de mon regard, dont je fais des yeux bridés.

Puis vient le tour d’un rouge à lèvres rouge rubis très brillant.

Un petit coup d’œil au résultat me confirme que je suis dans le bon.

Ensuite, j’enfile les vêtements: une robe longue, fourreau à col Mao, en soie rouge brillante, sans manches, avec de longs gants de soie rouge assortie.

La robe longue est échancrée sur les deux côtés depuis le bas jusqu’au-dessus de la taille ; donc aucun sous-vêtement à prévoir dessous. Ça tombe bien, j’adore cette sensation de nudité sous une robe.

Des stay-ups rouges et des sandales rouges à très hauts talons.

La touche finale : une perruque de cheveux noirs jais mi-longs, coiffée au carré, avec une frange longue et droite au ras de mes yeux : la parfaite asiatique !

Finalement, les accessoires : un éventail, un fume-cigarette et une pochette recelant quelques trésors, le tout assorti au reste de ma tenue.

Je suis prête !

ChinoiseJe contemple mon reflet dans le miroir : je sursaute en y voyant une étrangère ; je ne me reconnais même pas moi-même.

J’entends un bruit de pas dans l’escalier et la porte d’à côté s’ouvrir et se refermer : mon partenaire de jeux est arrivé.

Dernier contrôle à ma tenue : parfait !

Je lance la musique « Fumerie d’Opium » sur mon pc.

Je quitte la chambre Rouge et j’ouvre la porte de l’autre chambre.

Lorsque j’entre dans la chambre Noire, je ressens de nouveau cette sensation de grand saut dans le vide.

L’homme est là, debout, face à la fenêtre, il me tourne le dos.

J’ouvre mon éventail et le place devant mon visage, au ras de mes yeux.

Il se retourne et me scrute.

Je vois son regard impressionné d’être face à cette geisha inconnue et très excitante.

Pas un mot échangé. L’atmosphère est lourde. La musique lancinante et enivrante.

Je lui fais signe d’un doigt vers le sol pour lui indiquer où il doit se placer : il se met en place, debout, à 2 mètres d’un fauteuil bas dans lequel je m’assieds.

Je pose ma pochette sur le guéridon juste à côté du fauteuil et je le regarde fixement par-dessus mon éventail, en silence, pendant 2 à 3 minutes, en tirant de longues bouffées de mon fume-cigarette, provoquant une brume très en phase avec la situation et avec mon personnage.

Finalement, dans l’atmosphère enfumée, j’éteins ma cigarette et je pose mon fume-cigarette et mon éventail sur le guéridon.

Toujours dans un silence à peine troublé par la musique, en le fixant intensément, mes mains se saisissent du bas de ma robe, et relève celle-ci jusqu’à ma taille, comme si c’était le geste le plus naturel du monde.

Mes doigts se glissent entre mes jambes pour commencer une douce caresse sur mon sexe. J’y apporte le soin et la délicatesse voulus pour déclencher en moi une excitation irrésistible.

Insensiblement, sous l’effet du jeu divin de mes doigts, mes jambes s’écartent, mon souffle devient plus court et s’entrecoupe de petits gémissements de chatte en chaleur.

Pendant qu’une main continue à stimuler la zone de mon sexe, l’autre ouvre la pochette sur le guéridon pour en sortir des boules de geisha.

J’enfonce délicatement les boules au fond de mon sexe et cette pénétration s’accompagne d’une cambrure de mon corps, de gémissements et d’un petit cri aigu lorsqu’elles sont en place.

Puis, ma main retourne dans la pochette pour se munir d’un vibromasseur effilé.

Regard toujours fixe, pas un mot, pas un bruit, sauf la musique, le ronronnement du vibro, et mes gémissements de plus en plus prononcés.

Son regard vacille en voyant cette scène torride.

L’action double des boules et du jouet vibrant m’amène très vite un orgasme long et violent. Je me déchaîne, mon corps s’agite de soubresauts frénétiques, je pousse des cris aigus. Je meurs.

Puis vient progressivement l’apaisement.

Lorsque mon esprit a repris le contrôle, je pose le vibro sur le guéridon, je laisse les boules à leur place et je me lève pour me placer debout face à lui, à une vingtaine de centimètres, le regard vers le bas, comme la bonne geisha que je suis.

Je m’agenouille.

Sans doute touché par le spectacle que je viens de lui donner, il approche une main de mes cheveux, mais je la repousse sèchement. Geste sans appel.

Je défais sa ceinture, son pantalon et je descends son boxer.

Mon visage est en face d’un pieu de chair impressionnant, palpitant et dur.

D’une main, je lui caresse cette hampe prometteuse, puis ses bourses, au moment où ma bouche s’ouvre pour accueillir cet énorme gland au ralenti. Je le ressors aussitôt de ma bouche pour taquiner de ma langue affamée l’intégralité de sa hampe, de haut en bas et de bas en haut.

Je pose un petit baiser sur le bout du gland, puis j’enfonce la pointe de ma langue dans son méat.

Mon autre main enserre le sexe viril à sa base.

Ma bouche continue à distribuer toutes les caresses possibles et imaginables sur son sexe dressé, allant même jusqu’à simuler une morsure du gland, mais sans aucune pression des dents. Ma langue s’enroule sur toute la longueur, puis la pointe lui titille la zone sensible autour du frein, comme un papillon, dans une sarabande de frôlements infernalement doux et rapides.

Après de longues minutes de caresses insoutenables pour le sujet de mon attention, je finis par retirer mes mains qui vont reprendre leurs caresses divines dans la fourche de mes jambes, alors que j’essaie d’enfourner le sexe raide au plus profond de ma bouche.

Puis j’entame des va-et-vient de celle-ci sur le gros sexe tendu.

Les caresses de mes mains font que je gémis la bouche remplie et distendue par cette colonne de chair. Les vibrations de mes gémissements sur son sexe sonnent la fin de sa courageuse résistance, et dans un cri, il inonde ma bouche de longues saccades de sperme dont je me délecte en continuant de gémir.

Lorsqu’il a fini de gicler au fond de ma gorge et que j’ai achevé d’avaler sa semence, ma bouche quitte son sexe, je me relève face à lui, le regard à nouveau baissé. Je fais volte-face, ramasse mes accessoires sur le guéridon et je quitte la chambre sans un mot.

Je regagne la chambre Rouge.

L’homme resté seul et pantelant au milieu de la chambre est encore noyé dans les sensations que cette asiatique vient de lui faire ressentir.

Waouw ! Je suis en train de rêver.

Cette asiatique est hyper douée : elle a un de ces talents pour la fellation…

Il y avait ce petit « je-ne-sais quoi » de plus, qu’aucune européenne ne pourrait donner.

Et l’exotisme des asiatiques ne m’a jamais laissé indifférent.

Dans la chambre Rouge, je prépare fébrilement le « deuxième tableau »

Je me déshabille complètement, j’enlève ma perruque noire.

Je remplace d’abord les lentilles colorées par une nouvelle paire d’une splendide couleur brun-noisette.

AA le-retour-du-kholPuis je refais mon maquillage. Je commence par les yeux dont j’efface l’aspect bridé, et en utilisant une abondance de khôl, je me crée un regard intense en accentuant la profondeur, et en terminant par une arabesque autour de l’œil.

Je m’enduis tout le corps d’huile parfumée au Jasmin.

Puis j’applique ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à des dessins au henné rouge sur la moitié du visage et sur le dos et les paumes des deux mains.

AA dde29c85d7067c39c4665c11a1d134d3En réalité, pour gagner du temps, ces dessins sont des tatouages éphémères qui se posent en quelques secondes.

Toujours nue, j’enfile ma nouvelle tenue, faite uniquement de foulards et de paréos rouges et vraiment transparents. Pour le dessus, j’ai prévu une sorte de boléro ne cachant rien ni des formes de ma poitrine ni de l’excitation de mes tétons.

Puis j’enfile une ceinture à laquelle sont attachés des tas de ces mêmes foulards et paréos rouges et transparents, tous noués par un coin à la ceinture, et sous forme de pans, ils forment une espèce de jupe longue asymétrique, découvrant mes chevilles à l’avant et dessinant une longue traîne à l’arrière.

Puisque les éléments ne sont pas cousus entre eux, chaque ouverture donnerait à une main fureteuse un accès direct à mon sexe ou à mes jolies petites fesses.

Par-dessus mes « vêtements » j’enfile un tas de bijoux : parure de cou descendant entre mes seins, une ceinture de plusieurs rangs à la taille par-dessus ma « jupe ». Le même genre de bijoux vient orner mes bras, au-dessus des coudes et à mes poignets, et mes jambes, au-dessus des genoux et aux chevilles. Tous ces bijoux ont la caractéristique de tinter au moindre mouvement : le résultat est qu’une simple démarche avec un léger déhanché se transforme en une mélodie sexy rythmée très envoûtante.

AA 16473184_732709960220028_1867981399055005758_n (1)Je suis presque prête.

J’enfile maintenant une perruque de très longs cheveux bouclés bruns aux reflets noisette. Par-dessus, à hauteur du front, j’ajoute encore un tour de tête en bijoux sonores. Puis je masque le bas de mon visage d’un voile rouge et transparent comme le reste de ma tenue.

Le miroir me renvoie maintenant l’image d’une apparition du Conte des Mille et Une Nuits. Et le plus infime de mes mouvements s’accompagne des tintements de mes bijoux.

Le temps de changer la musique sur mon PC en choisissant une musique arabe doucement rythmée et lancinante, je quitte, pieds nus, la chambre rouge pour faire mon entrée dans la chambre Noire, en marchant avec un généreux déhanché, qui fait tinter mes bijoux au rythme de la musique.

Je m’immobilise au centre de la chambre, à deux mètres de l’homme qui a toujours son sexe à l’air. Et j’entame une danse du ventre lascive et ponctuée de la musique enivrante de mes bijoux.

Après seulement quelques mouvements de danse évocateurs, j’aperçois la hampe de l’homme se redresser et durcir avec appétit. Cette vision provoque un tourbillon dans ma tête et une tempête dans mon ventre, inondant mon sexe d’une humidité prometteuse.

Je continue ma danse en m’approchant de lui et tout en lui tournant autour au gré de mes déhanchements lascifs, je le déshabille progressivement et complètement, sans manquer d’effleurer régulièrement son sexe, redevenu à présent un impressionnant épieu de chair turgescente.

Lorsqu’il est nu, je me mets face à lui et en continuant à me déhancher, je pointe un doigt vers le lit.

Il comprend qu’il doit s’y allonger.

Il se couche sur le dos en me regardant.

Tout cela toujours selon mes instructions de départ: pas un mot échangé, et sans me toucher.

Mes mains parcourent mon corps avec légèreté, en ne négligeant pas la moindre parcelle de peau. Puis, des deux mains, j’entame un massage plus prononcé de ma poitrine, en malaxant délicatement mes seins, ce qui a pour effet d’encore faire gonfler mes tétons qui pointent maintenant de façon complètement obscène à travers le voile transparent qui les couvre.

Mes mains descendent vers mon ventre. Elles écartent les pans de foulards et de paréos pour exposer toute la zone de mon sexe au regard lubrique de l’homme.

Elles entreprennent de me caresser le sexe, d’abord doucement, puis de plus en plus nettement, dans le rythme de la musique, l’une caressant mon clitoris avec insistance, l’autre pénétrant mon intimité de plus en plus fort. Ces doigts pénétrants, animés de façon presque autonome, alternent la pénétration de mon sexe avec une remontée régulière vers ma bouche, où mes lèvres et ma langue s’activent à goûter et savourer mon miel parfumé. Je commence à gémir.

Lorsqu’à force de caresses je sens la montée d’un nouvel orgasme, j’arrête celles-ci, je me dirige vers le lit, je grimpe dessus, les mains maintenant encore écartés les pans de ma « jupe » et je m’installe à cheval au-dessus de l’homme, en lui tournant le dos. Mon sexe est au contact direct du sexe énorme de ma monture, et je sens celui-ci frétiller contre les lèvres de mon sexe. Mes mains agrippent maintenant les pans arrières de ma jupe pour les écarter, et offrir mes petites fesses dodues au regard de l’homme. La main qui avait alternativement visité mon sexe et ma bouche envoie ses doigts chargés du mélange de salive et de cyprine à l’assaut du creux de mes fesses.

Après avoir répandu un peu de ce mélange divin aux abords du recoin le plus secret de mon corps, un, puis deux doigts pénètrent celui-ci, déclenchant un ouragan dans ma tête.

Rapidement, les doigts avides quittent le fond de ma personne pour venir agripper le sexe de l’homme, et le tenir bien droit pour faciliter l’empalement de mes jolies fesses sur cette grosse barre chaude, dont la dimension imposante déclenche un râle impressionnant de ma bouche, mêlant plaisir et douleur.

Je me sens à présent chienne, et j’adore cette sensation.

Je commence à onduler du bassin, lentement et profondément, m’arrachant un cri à chaque fois que je m’empale jusqu’à la garde sur l’énorme barreau qui me défonce. Après quelques minutes de ce traitement inhumain, aussi bien pour moi et le fond de ma personne que pour la hampe turgescente qui me poignarde profondément et son propriétaire, j’entends derrière moi un cri viril qui me confirme qu’il se déverse à grandes giclées tout au fond de moi. Ce signal déclenche en moi, à la seconde, un orgasme violent et bruyant.

Après que ce membre ait vibré en moi en déversant de longs flots de sperme au fond de mon âme, nos cris mutuels s’atténuent, et il n’y a plus que la musique qui trouble le calme qui règne maintenant dans la chambre Noire.

Après quoi, je me sens toute molle et je couche mon dos sur le haut du corps du coupable de mon orgasme, mes longs cheveux bruns couvrant intégralement son visage, tandis que mes deux mains reprennent des caresses d’une douceur infinie entre mon sexe et les bourses à peine dégonflées du mâle couché sous moi, son sexe toujours profondément fiché au creux de mes reins.

Lorsque nos respirations ont repris un rythme à peu près normal, toujours sans un mot, je me redresse, je quitte à regret le sexe qui était ancré en moi, je descends du lit, et sans le moindre regard vers celui qui vient de me sodomiser profondément, je me dirige vers la porte, au son de la musique et du tintement de mes bijoux.

L’homme resté seul, allongé sur le lit a bien du mal à reprendre pied dans la réalité, après les délices que cette femme « Sirocco » vient de lui offrir.

Les images et les pensées s’entrechoquent dans sa tête…

Bonjour l’exotisme.

Après l’Asie, l’Arabie.

Cette furie était déchaînée.

Je n’ai peu de doute sur le sang qui coule dans les veines de cette diablesse adepte de la sodomie….

Et la musique sexy de ces bijoux au rythme de ses mouvements….c’est envoûtant !

J’ai rejoint la chambre Rouge, malgré mes jambes un peu cotonneuses suite à la violence de l’orgasme que je viens d’éprouver. Je reprends vite mes esprits. Je dois préparer le tableau final.

Je me déshabille complètement, y compris mes bijoux sonores. J’enlève au démaquillant mes tatouages éphémères en henné rouge sur mon visage et sur mes mains. Je me refais un maquillage léger correspondant à celui de tous les jours. Un soupçon plus « festif » : j’ai préféré une ombre à paupières rouge à la nuance habituelle.

Puis j’enfile ma tenue suivante. Toujours sur le thème rouge….

Cela commence par une superbe parure de sous-vêtements rouges : soutien-gorge pigeonnant en dentelle, décoré de plusieurs rubans de satin brillant rouge, avec le string et le porte-jarretelles assortis. Les bas sont des résilles rouges à larges mailles. Pour les chaussures, j’ai choisi des sandales en vernis rouge, à plateau et avec des hauts talons vertigineux….Je suis habituée aux talons hauts, mais je suis contente de ne pas devoir marcher trop longtemps avec ces échasses. Par contre, elles me font des jambes longues et superbes. Un coup d’œil au miroir me confirme que je suis hyper sexy dans cette tenue. Mais je n’en reste pas là : j’ai l’intention de customiser ma tenue !

AA 15966036_367103473658145_3135561184327590297_nPour cela, je sors de ma valise un tas de longs rubans larges de satin brillant rouge. Un par un, je vais nouer ces rubans sur plusieurs parties de mon corps, chaque fois de la même façon : d’abord un nœud plat bien ajusté à la partie du corps où le ruban est placé. Puis, par-dessus le premier nœud, je fais un joli nœud « cadeau » classique. De bas en haut, je mets en place les rubans : sur mes chevilles, ainsi qu’à mi-cuisses, puis un très long ruban autour de la taille, ensuite d’autres aux poignets et à mi-biceps. J’en noue aussi un à l’avant de mon soutien-gorge, en remplacement de la fixation centrale. J’en positionne deux dans mes cheveux, après avoir coiffé ceux-ci de façon tout à fait inhabituelle pour moi : deux couettes, de part et d’autre de la tête, comme je coiffe parfois mes filles. Je noue les rubans à la base des couettes. Je suis bientôt prête. Pour masquer mon visage, j’ai prévu un voile de dentelle rouge qui couvre le dessus de mon visage, depuis le haut du front jusqu’au bas du nez.

AA 21687431_10203695204417413_944312188346016232_nJe vérifie le résultat dans le miroir : je ressemble à une déesse du sexe, emballée comme un cadeau. J’enfile la dernière pièce : une énorme cape rouge qui me recouvre le corps complètement jusqu’aux pieds. La cape est munie d’une énorme capuche dont je me recouvre la tête, ne laissant visible que le bas de mon menton.

Je suis prête, j’y vais ! Je change la musique pour passer sur une de mes playlists préférées : de la musique salsa lente, merengue et bachata, qui sublime si bien les ébats sexuels, à mon avis. Et c’est parti.

Lorsque je pénètre dans la chambre Noire, l’homme, toujours nu, trône debout au milieu de la chambre.

Je perçois une lueur d’étonnement dans son regard lorsqu’il voit s’approcher de lui cette silhouette en cape rouge un peu inquiétante.

Je m’immobilise tout près de lui cette fois-ci. Sans lever ma tête toujours enfouie sous la grande capuche, j’ouvre la cape en passant mes bras par devant. Là, il découvre un peu mieux le cadeau qui l’attend….

Toujours sans un mot, je tends un poignet vers son visage. De l’autre main, je saisis l’extrémité du nœud cadeau accroché à mon poignet. Je lui enfonce d’autorité le bout du ruban dans la bouche. Il comprend qu’il doit agripper ce bout de ruban avec les dents. Puis j’éloigne doucement le poignet où est noué le ruban, et le nœud cadeau se défait, me laissant le poignet enfermé dans le nœud plat du ruban.

AA Noeuds rougesL’homme comprend ce que j’attends de lui, et prend un plaisir visible à démonter chacun des nœuds cadeaux avec ses dents. Tout cela semble se dérouler au ralenti. Le temps s’est suspendu, et nous sommes tous les deux concentrés sur le démontage de tous ces nœuds cadeaux. Il va jusqu’à se mettre à genoux pour défaire les nœuds de mes chevilles, en me gratifiant au passage de doux baisers sur mes pieds.

Il a gardé le meilleur pour la fin : le nœud de mon soutien-gorge, derrière lequel il n’y a pas de nœud plat. Autrement dit, lorsqu’il défait le nœud, mon soutien-gorge s’ouvre et tombe à mes pieds, dévoilant complètement ma poitrine….

Et là intervient la « surprise du chef » : avant d’enfiler mon soutien-gorge, j’avais orné mes tétons selon le même principe, mais avec des rubans beaucoup plus étroits. Au moment de la mise en place de ces rubans, et encore toujours maintenant, cela avait imposé à mes tétons une pression supplémentaire et permanente, les faisant pointer encore plus que ce que mon état d’excitation avait déjà provoqué. En découvrant cette surprise, un sourire gourmand a éclairé la bouche de l’homme. Il a approché sa bouche de chacun de mes tétons, mais plutôt que de les libérer, sa bouche a sucé et mordillé chacun d’eux. Il était visiblement décidé à laisser mes tétons prisonniers….A ma plus grande satisfaction.

Une fois que tous les nœuds cadeaux sont défaits, c’est le moment pour moi de tomber la cape.

L’homme découvre mon corps dans toute la splendeur de ma parure de sous-vêtements et agrémenté de rubans de tous côtés, mon visage caché derrière mon masque de dentelles, mes couettes. J’enlève mon string.

Je vois l’émerveillement dans le regard de l’homme ; le même qu’aurait un gosse qui déballe le cadeau de Noël dont il a toujours rêvé. Je capte aussi quelque chose de spécial dans ses yeux : un éclat inhabituel ; une sorte de bienveillance amoureuse et, en même temps, un soupçon de sourire, peut-être du remerciement. Mais je ne m’y attarde pas, il faut continuer.

Toujours pas un mot échangé. D’un doigt pointé vers ses pieds, je lui fais comprendre qu’il ne doit pas bouger. Je monte sur le grand lit, et je m’y allonge sur le dos. Le regard de l’homme me suit et apprécie.

Tout au long des deux « tableaux » précédents, j’avais le contrôle total de l’action. Mon partenaire de jeu n’a eu droit à aucune initiative, aucune parole. Il serait bien mal venu de se plaindre, parce que je crois pouvoir dire que je me suis bien occupée de lui. Malgré tout, lorsque j’ai préparé le scénario de cette après-midi de débauche, je pensais qu’il fallait qu’à un moment donné, je lui cède le contrôle des événements, tandis que moi je subirais passivement mais avec délectation ce qu’il m’infligerait. C’est avec cette pensée en tête que m’est venue l’idée de la suite du « tableau » actuel.

Allongée sur ce lit, j’étire mon corps de tout mon long, bras et jambes en croix. Les doigts de ma main droite saisissent le ruban accroché à mon poignet gauche et le passe autour du barreau en fer forgé de la tête de lit. Puis, de l’index, je fais signe à mon partenaire de jeu de venir me rejoindre. Il a tout de suite compris mon idée.

Il me rejoint, et m’attache vigoureusement, à l’aide des rubans, les poignets aux deux coins les plus éloignés de la tête de lit. Il noue dans la foulée les rubans de mes biceps aux deux côtés du lit. Mon petit gémissement lascif lui confirme que son initiative correspond bien à mes attentes. Mes bras sont maintenant complètement immobilisés par les rubans. Pour la suite, il prend une initiative prometteuse que je n’avais pas vraiment prévue, mais je n’ai pas beaucoup d’autre choix que de le laisser faire.

Il se munit d’un gros oreiller, il me soulève le bassin, et glisse le coussin sous mes fesses. Après, il se saisit du ruban attaché à une de mes chevilles et, en me pliant la jambe, il le passe autour de la cuisse correspondante, puis, il fait un nœud. Il procède de la même façon avec l’autre jambe. Ensuite, il prend le long ruban que j’ai toujours à la taille pour l’accrocher de part et d’autre du lit. Il me devient difficile de faire le moindre mouvement, mais il n’en a pas fini avec mon corps. Il termine son œuvre en saisissant les rubans accrochés à mes cuisses et en tirant mes jambes vers le haut et en arrière, il noue les rubans à la tête de lit, à côté des poignets correspondants. Je suis maintenant tout à fait immobilisée, dans la plus obscène des poses, puisque mes jambes écartées ne cachent absolument rien de mon sexe, offert à toute l’attention de l’homme.

Il s’agenouille à présent sur le lit, et en scrutant intensément la moindre de mes réactions, il approche son visage de la fourche de mes jambes.

Pour commencer, il passe lentement et délicatement le bout de sa langue sur l’intégralité de mon sexe. Tout en douceur. Ce premier passage de sa langue envoie une onde de choc intense dans tout mon corps et me foudroie le cerveau. Je ne peux retenir un petit cri. Puis, il recommence, toujours aussi lentement. Et encore, et encore. A chaque nouveau passage, sa langue augmente légèrement sa pression et s’immisce de plus en plus loin entre les lèvres de mon sexe. Après quelques minutes de ce traitement, je suis comme une vraie furie : je me débats dans mes liens, mon souffle est intense, et je ne peux retenir mes cris et gémissements successifs et suppliants pour qu’il continue et intensifie les caresses démentielles de sa langue. Celle-ci maintenant se concentre de plus en plus sur la zone de mon clitoris, pour le taquiner dans tous les sens. Pendant ce temps, il a progressivement pénétré mon cocon avec deux de ses doigts qui s’y ébattent à ma plus grande satisfaction, rien qu’à entendre les clapotis et les bruits humides qu’ils provoquent dans mon sexe détrempé.

Il intensifie encore les mouvements de sa langue sur mon clito. Imperceptiblement, je perds le contact avec la réalité pour devenir un animal de sexe. Toute ma personne perçoit chacun des titillements de langue et chaque mouvement des doigts dans mon sexe. Il retourne ses doigts pour s’attaquer à la paroi antérieure de mon sexe, pile sur mon point G. Je deviens complètement folle. Je voudrais prolonger toute la journée ce divin moment où la lame irrésistible de l’orgasme va déferler, me faisant perdre tout contrôle et me faisant alterner cris rauques, paroles obscènes et gémissements intenses.

Quelques secondes de vide, et voilà l’orgasme qui se déchaîne. Chaque parcelle de mon corps se débat dans mes liens de rubans, qui tiennent bon malgré l’intensité de mon plaisir.

Lorsque l’ouragan commence à se calmer, l’homme, dont la bouche a quitté mon sexe détrempé, présente au même endroit le gland gonflé de sa hampe ragaillardie par l’épisode précédent. Mes yeux ne perdent pas la moindre miette de l’introduction lente mais inexorable de cette imposante colonne de chair qui distend mon intimité dans un délice indescriptible. Il faut dire que la position que m’a imposée mon doux bourreau avec ses liens me place aux premières loges pour profiter du spectacle. Et la vision de cette chose énorme pénétrant millimètre par millimètre mon intimité a vite fait de réveiller ma libido, pour autant que celle-ci se soit apaisée. Dès que le membre dur m’a pénétré de la moitié de sa longueur, il fait marche arrière jusqu’à ce que seul le gland me distende les lèvres. Puis il reprend aussitôt sa pénétration en sens inverse, toujours de façon lente et progressive. A chaque aller-retour, un peu plus de ce tison viril disparaît à l’intérieur de mon corps. Et à chaque sortie, je le vois apparaître luisant de mon humidité. Cette douce torture a duré je ne sais combien de temps. Puis le rythme et l’intensité de la pénétration ont accéléré de plus en plus, rythmant ma respiration, et déclenchant mes cris et le naufrage intégral de ma conscience.

Finalement notre accouplement est devenu frénétique. Nous devons ressembler à deux fauves en rut. Une ultime poussée du membre jusqu’à la garde sonne pour nous deux la libération d’un orgasme à l’unisson. J’ai l’impression qu’un déferlement de sperme envahit tout mon corps démantelé dans ses liens.

Toujours intimement emboîtés, il nous faut plusieurs minutes pour reprendre nos esprits. Nous sommes à présent immobiles. Mes yeux, toujours dissimulés derrière mon voile de dentelle détectent à nouveau ce petit éclat particulier dans le regard de l’homme.

Celui-ci rapproche imperceptiblement son visage du mien. Il pose délicatement ses lèvres sur les miennes pour un bisou doux et pudique, presque chaste, un peu incongru vu notre déchaînement récent. Il recule ensuite un peu son visage, et pour la première fois cet après-midi, il articule quelques mots :

— Ma belle Auxane. Mon épouse adorée….Tu m’as emmené au Paradis ! Merci ! Je t’aime !

— Mon cher mari ! Je te souhaite une heureuse St Valentin ! J’ai vu toutes les étoiles de la galaxie ! En moi et dans tes beaux yeux ! Je t’aime à la folie !

Et le plus naturellement du monde, nos bouches se joignent pour un baiser amoureux et profond qui appose la signature finale sur nos ébats.

Nous nous sommes longuement embrassés. Ensuite, mon mari a détaché mes liens de ruban et nous nous sommes tendrement enlacés pour un moment infini de douceur et d’amour.

Après encore quelques baisers, nous avons parlé un peu.

Il faut savoir que notre couple a, depuis que nous nous connaissons, une sorte de rite pour fêter la Saint Valentin. Chaque année, à tour de rôle, chacun de nous organise à l’insu de l’autre une réunion très sexualisée. Cette joute a lieu un jour aléatoire entre début janvier et fin mars, de sorte que celui de nous deux qui n’est pas l’organisateur de l’année ne puisse pas se douter quel jour précis a été choisi par l’autre. Notre objectif principal est de surprendre le partenaire, de lui faire découvrir une nouvelle expérience. Les situations sont à chaque fois aussi exceptionnelles que les souvenirs qui nous en restent. Puisque chacun de nous est très libéré sexuellement, nous n’hésitons pas à mêler d’autres personnes à nos jeux. Qu’ils soient actifs ou passifs. Nous sommes tellement fusionnels tous les deux que nous n’avons aucune appréhension à avoir jusqu’à des relations sexuelles complètes avec d’autres, parce que nous savons que notre amour est tellement fort que rien ni personne n’arriverait à l’ébranler.

L’année passée, mon époux avait organisé notre rencontre dans un bâtiment en chantier : béton nu, grands voiles de plastique, outillage de chantier : le décor était « brut »…. Il avait prévu la froidure de l’hiver et l’absence de fenêtres dans le bâtiment en localisant nos ébats à proximité d’un fût de 200 litres transformé en brasero. Les bûches enflammées qui en débordaient brûlaient allègrement et crépitaient, répandant une intense chaleur aux alentours immédiats. Il avait soudoyé quelques ouvriers pour que ceux-ci soient présents, voyeurs mais passifs. Je me souviens très bien de mon émoi lorsque, debout et appuyée contre une colonne en béton, empalée par derrière par mon homme, j’ai aperçu les quelques silhouettes dans la pénombre, et leurs regards excités par le spectacle. Je ne suis pas de nature exhibitionniste (quoique….), mais la présence de ces témoins passifs a décuplé mes sensations et mes orgasmes. La fin de nos ébats avaient été plus rock ‘n roll qu’aujourd’hui, vu que certains ouvriers, censés rester passifs, avaient sorti leurs sexes de leurs pantalons, et envisageaient vraisemblablement de me faire subir un gang bang en règle. Mon époux toujours aux aguets a vu venir le danger et m’a rapidement emmenée en sécurité, me trimbalant plus nue qu’habillée vers le parking où, sans demander notre reste, nous nous sommes engouffrés dans la voiture et sommes partis. Encore toute émoustillée de l’aventure et de l’adrénaline, j’ai même gratifié mon homme d’une profonde fellation pendant qu’il conduisait la voiture vers chez nous.

Toujours enlacés sur le lit qui venait de connaître nos joyeux ébats, mon homme me dit :

— Mon amour, dis-moi : la geisha et la danseuse orientale, c’étaient des étrangères ?

Sa question m’emplit de fierté : j’avais bien joué mon rôle….

— A ton avis ?

— J’ai des doutes….Leurs morphologies étaient similaires à la tienne. Et en même temps, elles étaient si exotiques Mais certaines habitudes te correspondaient….

— Comme ?

— Comme la position du Duc d’Aumale de la femme arabe….Tu raffoles de cette position…

— Je n’ai pas d’exclusivité sur cette position, mon chéri ! Que dirais-tu si je te disais que ce sont deux copines ?

— Je te demanderais immédiatement leurs numéros de portable, parce que j’ai passé un moment divin avec chacune d’elle….Et que j’en remettrais bien une couche….Peut-être avec les deux en même temps.

— Salaud ! Puisque c’est comme ça, je ne répondrai pas à ta question. Je te laisse avec tes doutes…

Il sourit. Je l’embrasse à nouveau amoureusement, accompagnant ce moment de tendresse de quelques caresses évasives, que mon homme me réciproque avec la même douceur.

— Par contre, pour le dernier scénario, j’ai assez vite été convaincu que c’était toi…

— Ah bon ? Pourquoi ?

— Dès que tu as tombé la cape, tes beaux cheveux, même coiffés différemment, m’ont mis sur la piste….Puis, lorsque tu étais sur le lit, ta position ne cachait rien de ton merveilleux sexe, que je connais….Mmmh, disons « assez bien »…..Et la confirmation est tombée tout de suite après : je reconnaîtrais entre mille son goût délicieux.

— Grand fou !

Quelle belle St Valentin ! Nous ne sommes pas dupes du côté commercial de cette fête, mais nous sommes, tous les deux, complètement addicts à ce que nous offrons à l’autre à cette occasion.

AA 4cc556284e82b3c2fe1ff93a83d8b1b8Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteure est seule propriétaire des droits et responsable du contenu de ce texte.

Auxane d’Aumale

Shangaï Surprise

Textes

 

Image-titre Shangaï Surprise

Elle est en mille morceaux !

Femme d’affaires d’élite, Lucie s’était battue comme une lionne avec cinq acheteurs chinois, toute la journée.

Elle l’avait enfin décroché ce contrat qu’elle négociait depuis des mois. Mais elle y avait mis toutes ses forces.

Arrivée dans sa chambre d’hôtel VIP en banlieue de Shangaï, elle n’avait qu’une priorité : prendre une bonne douche.

Elle reste longuement sous le jet de la douche, la tête vide.

Elle sort, se sèche, enfile les premiers sous-vêtements qu’elle trouve dans sa valise.

Elle appelle le Room Service pour demander un massage. La carte du Room Service en propose six, mais en chinois. Et elle ne comprend pas un mot de cette langue. Pourtant, un détail la frappe : le dernier massage de la liste est tarifé dix fois plus cher que les autres. Elle commande donc celui-là, en se disant que ce doit être le plus complet, et raccroche le téléphone.

Elle prend son roman et s’étend à plat ventre sur le grand lit, face à la baie vitrée avec vue sur Shangaï. On toque à la porte, et elle entend une voix asiatique dire « Room Service Massage ». Elle répond « Come in », sans même se retourner vers la porte, plongée qu’elle est dans ce polar passionnant.

Le massage commence tout de suite, de façon classique, avec de douces caresses et de pressions viriles sur ses épaules et sa nuque. Elle se sent déjà beaucoup mieux.

Très rapidement, le massage prend une tournure plus originale, avec des effleurements répétés de l’intérieur de ses cuisses. Elle a encore le temps de penser « Super, ce massage » avant de s’abandonner complètement à ces caresses si douces et carrément infernales.

Elle ne remarque pas tout de suite que les caresses se déplacent de plus en plus vers la fourche de ses cuisses, ni qu’un doigt écarte doucement son string, ni qu’un autre lui caresse délicatement le clitoris.

Ensuite, un objet doux et dur à la fois remplace le doigt magique. Et cet objet commence à vibrer contre son sexe, avant de la pénétrer lentement mais profondément.

Elle sent très vite monter la vague d’un orgasme dont l’intensité est décuplée par les vibrations de cet objet au fond de son sexe.

Elle ne se rend pas compte que les mains ne la massent plus.

En pleine jouissance, c’est à peine si elle remarque une silhouette passant devant elle : le masseur, sans doute.

Elle réalise alors que son masseur est en fait une masseuse : une asiatique superbe, avec un corps de déesse, ce qui est facile à voir, puisqu’elle a pris soin de se déshabiller complètement.

Sans un mot, la masseuse se penche sur Lucie pour l’embrasser langoureusement à pleine bouche.

Le sexe vibrant toujours fiché au creux de son intimité, Lucie, qui a perdu définitivement le contrôle de son corps, se laisse complètement aller, et passe les heures qui suivent à s’abandonner à la première expérience lesbienne de sa vie.

C’est tellement bon que ce ne sera pas la dernière…